Avertir le modérateur

31/05/2008

La peau de tous les dangers !

Vous me direz qu'on ne mange pas les savonnettes,d'accord mais savez
vous que la peau a un haut pouvoir d'absoption. ?
La peur des microbes pourrait bien produire plus de catastrophes
sanitaires que les microbes eux mêmes.

Publié par :
http://www.informationhospitaliere.com
Le : 19/12/07

**************************


Une nouvelle étude de UC Davis révèle qu’un produit chimique
antibactérien commun ajouté aux savons de bain peut altérer l’activité
hormonale des rats et des cellules humaines en laboratoire – et ce par
le biais d’un mécanisme jusqu’alors inconnu.

Les conclusions apparaissent alors qu’un plus grand nombre d’études–
portant sur des animaux de laboratoires et des êtres humains – révèlent
que certains produits chimiques synthétiques présents dans des produits
ménagers peuvent créer des problèmes de santé en interférant dans
l’action hormonale normale.

Nommés perturbateurs endocriniens ou substances perturbatrices du
système endocrinien (EDS), de tels produits chimiques ont été liés, dans
les études portant sur les animaux, à une variété de problèmes,y
compris le cancer, l’échec de tentatives de reproduction et les
anomalies développementales.

Cette étude endocrinienne représente la première tentative visant à
examiner l’effet du composé antibactérien triclocarban (appelé aussi TCC
ou 3,4,4'-trichlorocarbanilide), largement utilisé dans les produits de
soins personnels et ménagers, y compris les savons, les gels douche, les
lotion nettoyantes, les serviettes et les détergents. Les produits
contenant du triclocarban ont été largement commercialisés aux
Etats-Unis et en Europe pendant plus de 45 ans; selon les estimations, 1
million de livres de triclocarban seraient importées annuellement pour
le marché américain.

Les chercheurs révélèrent deux effets clé: concernant les cellules
humaines en laboratoire, le triclocarban augmente l’expression du gène,
normalement régulée par la testostérone. Quand les rats males furent
nourris de triclocarban, les organes dépendants de la testostérone tels
que la glande prostatique, devinrent anormalement grands.

En outre, les auteurs révélèrent que leur découverte concernant
l’augmentation des effets hormonaux par le biais du triclocarban, est
totalement neuve. Toutes les études antérieures portant sur les
perturbateurs endocriniens révélèrent que ceux-ci bloquent ou diminuent
en général les effets hormonaux.

« Cette conclusion pourrait éventuellement mener à une explication de
l’augmentation de certains problèmes de reproduction précédemment
décrits et jadis difficilement compris, » indiqua un des auteurs, Bill
Lasley, expert à UC Davis sur la toxicologie reproductive et professeur
émérite de médecine vétérinaire. Des analyses supplémentairessur les
effets endocriniens et antibactériens sont envisagées, indiqua-t-il.

Les consommateurs ne devraient pas s’appuyer sur cette étude afin de
décider d’utiliser des produits contenant du triclocarban ou pas, estima
Leslie. « Nos mères nous ont appris à bien laver nos mains bien avant
l’apparition des savons antimicrobiens, et seule cette pratique empêche
la propagation de la maladie. »


Article écrit le 2007-12-20 par University of California - Davis -
"EurekAlert!, a service of AAAS" - InformationHospitaliere.com
Source: University of California - Davis - "EurekAlert!, a service of
AAAS" - InformationHospitaliere.com

30/05/2008

Nanotube = cancers !

Les nanotubes de carbone sont-ils aussi dangereux que l'amiante ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Souvent présentés comme le matériau miracle du XXIième siècle, aux côtés de son cousin le graphène, les nanotubes de carbone pourraient être aussi dangereux que l’amiante... C’est la conclusion d'une équipe de chercheurs qui a démontré que ces nanotubes ressemblant aux fibres de l’amiante pouvaient causer comme elle des lésions pré-cancéreuses.

Découverts il y a une vingtaine d’années, les nanotubes de carbone sont des matériaux magiques aussi légers que le plastique mais plus résistants que l’acier dont les applications en électronique et plus généralement en nanotechnologie sont très prometteuses. Toutefois, les risques potentiels pour la santé de ces nanoparticules deviennent de plus en plus évidents et des recherches sont en cours pour éviter que l’Homme n’ouvre une fois de plus la boîte de Pandore.

Certains chercheurs ont remarqué que les longs nanotubes de carbone se présentent au microscope comme les fibres d’amiante dont les dangers pour la santé n’ont malheureusement été pris en compte que tardivement. En particulier, on sait que ces fibres sont la cause au bout de quelques dizaines d’années d’un type de cancer virulent, le mésothéliome. Il affecte le revêtement des poumons (la plèvre), de la cavité abdominale (le péritoine) ou l'enveloppe du cœur (le péricarde).

Le professeur Kenneth Donaldson, du Centre for Inflammation Research de l’université d’Edimbourg, a voulu en avoir le cœur net. Il a injecté dans les cavités abdominales de souris de longs nanotubes de carbone. 


Le Dr Andrew Maynard montrant des amas de nanotubes de carbone. Crédit : Project on Emerging Nanotechnologies

Le résultat de ses études vient d’être publié dans Nature Nanotechnology et avec d’autres collègues comme Andrew Maynard, l’un des responsables du Project on Emerging Nanotechnologies, ils mettent en garde contre l’utilisation aveugle de ces nanotubes. Les chercheurs ont en effet constaté l’apparition de granulome chez les souris, des masses inflammatoires de petite taille dues à la prolifération dans un tissu d’un certain nombre de cellules dérivées des globules blancs. Dans le cas présent, ces derniers peuvent induirent à terme un mésothéliome.

Une solution : limiter la taille des nanotubes

Donaldson insiste sur le fait que cette observation n’implique pas que l’absorption de longs nanotubes de carbone induira des cancers. Mais de toute évidence des recherches supplémentaires sont nécessaires et la prudence est de mise.

Dans l’état, il semblerait que seuls des nanotubes longs de plus de 20 micromètres soient potentiellement dangereux. De plus, ces derniers ne sont généralement pas employés dans des conditions qui permettent de les inhaler. Mais les risques sont bel et bien là. Andrew Maynard fait remarquer qu’il connaît déjà douze produits sur le marché pour lesquels est explicitement mentionnée la présence de nanotubes de carbone, comme des raquettes de tennis et des éléments de vélos.

Mais pour lui, ce n’est probablement que le sommet de l’iceberg. Il recommande aux décideurs politiques et aux industriels de restreindre l'utilisation aux nanotubes de carbone courts et sous une forme rendant impossible leur inhalation, de préférence en inclusion dans des solides et des liquides et non pas en poudre. 

29/05/2008

Frein / photovoltaïque français !

Des freins au développement du photovoltaïque en France

15/05/2008 10:57

Bien que la production de solaire photovoltaïque décolle dans le monde (1), la France reste à la traîne, notamment par rapport à l’Allemagne. Le système de rachat de l’électricité, les barrières administratives et techniques freinent l’essor de ce type d’énergie en France, selon les organisateurs du Solar Event.

 

 

 

L’Allemagne bénéficie d’un ensoleillement moindre que la France. Pourtant, outre-Rhin, 1.200 mégawatts (MW) de panneaux solaires photovoltaïques sont installés, contre 40 en France. En cause, les barrières bloquant l’essor de cette industrie, selon les organisateurs du Solar Event, réunis à l’occasion de la présentation de cette manifestation visant à promouvoir l’énergie solaire en juin prochain en Savoie. L'état de fait est paradoxal, puisque les incitations sont légion.

D’abord le tarif avantageux de rachat par EDF de l’électricité photovoltaïque, fixé depuis 2007. «C’est le cas depuis 10 ans en Allemagne», rappelle Eric Laborde, administrateur de l’association européenne de l’industrie photovoltaïque (Epia). Il estime que ce tarif de rachat fait perdre de l’efficacité au photovoltaïque. Un contribuable peut vendre son électricité 55 centimes d’euro le kilowattheure à EDF, si son équipement solaire photovoltaïque est intégré à la toiture. Mais l’intégration «fait perdre 8% d’efficacité par rapport à un dispositif non intégré», estime Eric Laborde. Comme l’électricité produite avec un dispositif non intégré  n’est rachetée que 30 centimes, c’est le système le moins efficace qui est encouragé.

Quant au coût du prix du photovoltaïque, décrié par les détracteurs de cette énergie renouvelable, il pourrait «être aussi compétitif que le nucléaire dans quelques années», assure Eric Laborde, au vu de la croissance de 40% qu’a connue le secteur en 2007.

Autre incitation, les aides à l’installation: avec 8.000 euros d’aides cumulables, la France est le pays qui subventionne le plus la production d’électricité photovoltaïque, ajoute Jean-Paul Vial, sénateur UMP de Savoie et vice-président du conseil général du département. Mais les démarches administratives et le raccordement technique au réseau représentent un vrai parcours du combattant. «En Allemagne, 2 feuilles A4 suffisent alors qu’en France, les démarches sont longues et sont celles de gens convaincus.» Le raccordement au réseau demande 3 à 4 mois: «Je pense qu’EDF fait de la résistance passive», explique le sénateur.

 

commentaires

 

Sirere Michel

Des freins au développement photovoltaïque

Bonjour. Suite à cet article, je voudrai vous informer de mon expérience. J'ai fait installer 12m2 de panneaux photovoltaïques encastrés en juillet 2007. Tout fonctionne bien mis à part le raccordement avec EDF. Depuis septembre la demande est partie, en novembre j'ai du compléter le dossier en leur fournissant une attestation d'assurance pour laquelle mon assureur m'a demandé une surprime de 210€. N'ayant pas voulu perdre de temps j'ai accepté et fin novembre le dossier était complet. J'ai du attendre le 18/01/2008 pour recevoir les exemplaires pour le contrat de raccordement et un devis de 740€ pour l'installation de comptage. J'ai renvoyé les contrats et un chèque le 19/01/2008.Mon chèque a été débité le 30/01/2008. Un agent EDF est venu le 13/03/2008, je pensai qu'il venait installer le comptage, mais non il venait voir l'installation pour commander le matériel. Il y a maintenant deux mois et je ne suis toujours pas raccordé. Après il faudra encore attendre le contrat de revente. Et je n'ai aucune idée combien de temps après je toucherai mes premiers KW. Par contre j'ai déjà payé 6 mois d'assurance pour rien et 740€ de plus 3mois et demi pour une installation qui n'est toujours pas faite. Je suis loin des 3 à 4 mois cités dans l'article et il est vrai que l'ont fini par se décourager. J'ai déjà passé quatre appels téléphoniques à l'ERDF et suite au dernier appel on ma conseillé d'écrire au Directeur Régional Auvergne centre Limousin mais pout le moment je n'ai aucune réponse Il est vrai que EDF semble faire trainer les choses. J'envisageai si tout se passait bien de doubler la surface des panneaux, mais pour le moment, tout cela ne m'incite pas à aller plus loin. Michel SIRERE 510 rue des Collets 62370 AUDRUICQ

jeudi 15 mai 2008 - 17:30

R.E.C.

Rien d'étonnant puisque je dénonçais la semaine dernière un procès contre un particulier qui voulait remettre en état une roue à eau pour produire de l'électricité.

 

 

   

28/05/2008

Crimilels = Grenelle...

Gilles Clément: "Le Grenelle est un crime"

Par Zineb Dryef | Rue89 | 10/05/2008 | 11H36

Pour le jardinier humaniste, Sarkozy, en fondant son projet sur "le fric" et le "développement infini" a renoncé à tout projet de société.

Le concepteur du parc André Citroën tient son engagement. Choqué par l'"invraisemblable" déclaration de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme et par ses prises de positions en matière d'économie, Gilles Clément a choisi, le 6 mai 2007, de ne plus travailler avec l'Etat. Il avait alors renoncé à retravailler sur le jardin qu'il a réalisé pour le musée du quai Branly. Et avait également annulé sa participation à un chantier en Martinique, à représenter la France à la Foire Internationale de Saragosse et à sa participation à divers colloques:

Gilles Clément prône une écologie humaniste. Influencé par les partisans de la décroissance, notamment par les ouvrages de Serge Latouche, Gilles Clément attend des gouvernements qu'ils imaginent et mettent place une nouvelle économie qui "ni ne brise ni ne détruit les mécaniques de diversités de l'environnement".

Il vit son désengagement comme un acte de résistance. Le mot semble fort. Le paysagiste sourit et précise qu'il ne s'agit pas de résistance à Nicolas Sarkozy mais à un système: "D'un côté, il y a le point de vue transformisme lamarckien; ceux qui pensent qu'on peut améliorer l'homme. Et de l'autre, ceux qui croient au déterminisme. Ils sont très darwiniens, très sarkozystes en somme." Mais pas nouveau... Gilles Clément considère au contraire que Nicolas Sarkozy va plus loin que ses prédécesseurs dans la toute foi en un capitalisme, non plus productiviste mais désormais purement financier: 

Militant idéaliste, Gilles Clément a théorisé, à la fin des années 90, l'idée du "Jardin Planétaire". En s'intéressant aux espèces délaissées, il met en lumière la diversité (ignorée et détruite) de la planète. Son Jardin Planétaire consiste à considérer l’écologie en intégrant l’homme jusque dans ses espaces délaissés, tout en préservant l'environnement.

Son concept de "tiers paysage", né de l'observation de l’île de Vassivière à Beaumont-du-Lac (Limousin), associe aussi intimement environnement et politique. Partant du constat que la diversité des espèces se fait inexistante dans les espaces gérés par l'homme, Gilles Clément s'est intéressé aux espaces délaissés, aux friches, aux rebords d'autoroutes. Là où les machines ne peuvent pas aller, des espèces s'installent: "Dans ces fissures, des espèces animales et végétales s'installent. Il nous faut protéger ses zones."

Or, pour Gilles Clément, le Président, en fondant son projet sur "le fric" et le "développement infini" a renoncé à toute utopie et à tout projet de société. Et le Grenelle? "Une pitrerie, un crime", répond le paysagiste. Il estime que le gouvernement prend le prétexte de l'écologie pour servir des intérêts purement financiers, notamment en favorisant les agrocarburants alors même que "la planète est affamée":

A ses prévisions alarmistes -"on va dans le mur"- Gilles Clément propose des solutions. Qui ne sont pas que des coups d'épées dans l'eau. A Nantes, les pouvoirs publics lui ont commandé une étude sur la diversité. A Cagliari, en Sardaigne, le président de la région souhaite déprivatiser une petite colline. Au Maroc, il travaille sur une zone de 700 hectares. En Libye, lui et son équipe planchent sur un immense parc. Divers chantiers pour lesquels le jardinier, comme il aime à se qualifier, applique ses théories.

Gilles Clément ne se sent pas isolé. Même s'il estime que les associations et écologistes qui ont participé au Grenelle se "sont faits gruger", l'auteur du Manifeste du Tiers-paysage, reconnait que l'événement a permis de leur tendre le micro et de faire entendre leurs voix, jusque là inaudibles: "Même si les choses sont compliquées, il y a des façons concrètes de repenser l'économie et l'écologie." Il cite pêle-mêle le penseur Pierre Rabhi et son agroécologie, les expériences de micro-crédit ou la désobéissance civile.

Jardinier, paysagiste, botaniste, entomologue, penseur, écrivain. Gilles Clément a de multiples casquettes. Il est également professeur à l'Ecole supérieure du paysage de Versailles. Par envie de transmettre que le monde est un jardin. Et qu'il faut y mettre autant d'utopie que d'esthétique.

27/05/2008

Fraises pourries !

Très instructif ! Et bon appétit !!! Envois de Jeau-Claude MONNIOTE.

> > > D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
> > >
> > > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
> > >
> > > Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
> > >
> > > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
> > >
> > > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.
> > > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place ...
> > > Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison.
> > >
> > > Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...
> > >

26/05/2008

Encore et toujours ras le bol !

Le texte OGM va repasser tel quel devant le Parlement !

R.E.C.

Vraiment ras le bol de voir tous ces bons à rien qui tirent les ficelles de notre pays !

On peut me faire un procès, mais je continuerai à crier que tous ceux qui vendent ou favorisent le commerce des OGM, des pesticides ou du nucléaire doivent être considérés comme des criminels de guerre !

Car il s'agit bien d'un crime contre l'humanité fomenté par des députés ou sénateurs à la botte des multinationales ! Et notre peuple trop peureux préfère élire ce genre de personnages plutôt que des vrais écologistes au pouvoir !

Une publication ce jour sur ( publié plus bas ) www.lejournaldelenvironnement.net mentionne que l'État met un frein au développement solaire. Mais il en est de même pour l'éolien. Par contre, la dictature actuelle favorise tout ce qui peut dérégler notre planète ! Bien entendu, notre ministre de l'écolo qui devrait davantage s'appeler de l'économie au vues de celles qu'il réalise en matière d'investissements, trop ami avec Sarko, ne risque pas de lever la polémique sur le nucléaire dont notre VRP national commercialise à tout va !

Si nous en sommes arrivés là c'est bien parce que cette fausse Gauche est trop nulle et le prouve chaque jour. Si ~ 3 % de voix supplémentaires se sont tournées vers la Droite ou nous aurions pu espérer avoir un véritable président qui avait des couilles et non des rêves de président de la jet-set ! Le constat est bien accablant.

Mais il ne reste que quatre années à notre président pour continuer à faire le beau avec sa belle italienne.

Quand au milieu étudiant dont les meneurs syndicaux ne pensent qu'à renverser le pouvoir, ils feraient bien mieux de se mobiliser contre cette atteinte à la démocratie et se battre pour les vraies causes planétaires tels que les OGM ou l'environnement.

Mais c'est vrai que tout le monde s'en fou !

Regardez le monde scientifique soit employé par l'État ou les multinationales. Tout le monde ferme sa gueule !

Est-ce que vous avez vu le conseil de l'ordre des médecins prendre position contre les OGM ou contre le manque d'étiquetage sur les produits alimentaires face à toute cette merde que nous sommes obligé de bouffer ? Ils peuvent en parler de leur code de déontologie de mes deux …

Quand aux sportifs, n'en parlons même pas, il faut les laisser se préparer leurs petites médailles pendant qu'à leurs pieds, le monde crève !

C'est donc bien normal que rien ne bouge, il ne reste que les vieux ! J'ai honte pour moi…

Mais comme l'a dit Sarko, pour ce qui est du pouvoir d'achat, n'ayez crainte, rien n'est perdu !

Je pense qu'il faut interpréter ;

" Rien n'est perdu pour tout le monde car les riches continuent à spéculer (voir article + bas) les députés à augmenter leurs salaires alors qu'ils en cumulent déjà plusieurs ! Et nous, les pauvres cons…

Je suis à me poser la question s'il ne faudrait pas recréer plusieurs groupuscules de la bande à Bader in France ou bien des branches de l'ETA ?

Certes, il ne faudrait pas déniapper tout le monde, mais cibler au cas par cas les plus cons…Un peu comme pour les sans papiers…

A bien y réfléchir, pour avoir autant de dirigeants décidés à défendre les OGM, les pesticides, le nucléaire, c'est soit que ces gens là n'ont pas d'enfants donc s'en foutent de l'avenir.

Soit que ces produits rendent cons et dociles, ce serait la raison pour laquelle ils veulent tous nous en faire bouffer !

Il faudrait alors que nos élus arrêtent d'en snifer car à mon avis, pour ce qui est de la connerie, ils sont presque tous imbattables. (Sauf ceux qui pensent comme moi bien sûr !)

Je me souviens qu'à l'époque de la prise de pouvoir par les Khmers rouges, ces derniers avaient essayé d'éradiquer tous les biens pensants…

La méthode est extrême certes car le bon grain s'en trouve alors aussi éliminé !

Mais comment faire le tri ? Où sont les bons éléments si par hasard il y en avait plus que cinq ?

En effet, j'ai fait le tour ci-dessus de tous ceux qui devraient clamer leurs compétences pour sauver cette planète aux mains d'un con, non, de plusieurs incons…pétants.

Et encore, "on ne nous dit pas tout" n'est-ce pas Anne ?

patrick25@neuf.fr

25/05/2008

Suite beugue.

Ce Dimanche,

                    Un peu d'humour pour remplacer la perte de nombreuses données lors du dernier casse de mon disque mou !

                    Je vais essayer de reprendre l'activation des mes news cette semaine. A bientôt.

 

    ZUT, je viens de passer une heure à essayer de vous copier coller les élements d'un e-mail pour le mettre dans "open office " afin de le repasser sur ce courrier. Impossible...

   J'essayerai de faire mieux la prochaine fois lorsque je maîtriserai le binsse. C'était tellemen facile avec microsoft word...

 

23/05/2008

Beuge...

 

 BONJOUR,

               Heureusement que j'ai toujours préparer le blog avec quelques jours d'avance car mon disque dur vient de me lâcher.

Le deuxiéme disque dur Toshiba sur un PC "ACER" en moins de quatre ans ! Ras le bol de cette technologie instable.

J'ai une fois de plus perdu un mois de données non sauvegardées. Je sais, c'est ma faute, ont ne peut faire confiance à personne et surtout pas à son ordinateur.

Je viens juste de réparer après avoir tout essayé pour limiter la casse et essayer de retrouver mes données. J'ai donc une semaine de retard sur le blog, ~ deux milles e-mails à traiter. Je ferai donc court durant encore qlqs jours.

A bientôt chers amis lecteurs.

 

A la suite de la publication de nouvelles études américaines mettant en cause l’impact sur la santé des bébés du bisphénol A (BPA), une substance présente dans certains plastiques en contact avec l’alimentation (1), l’Agence européenne de sécurité des aliments, dite Efsa, a déclaré «examiner toutes les informations pertinentes disponibles» sur les risques sanitaires de cette substance. Dans un communiqué du 21 mai, elle indique que la Commission européenne lui a demandé d’étudier, d’ici juillet, les éventuelles différences d’élimination du BPA par les enfants en bas âge et par les adultes. Celles-ci n’avaient pas été explicitement abordées dans la dernière évaluation de risque de l’Efsa, réalisée en janvier 2007, qui avait relevé la dose journalière acceptable (DJA) de 0,01 à 0,05 milligramme par kilogramme de poids corporel.

L’Efsa indique être en relation «étroite» avec la Commission européenne, les Etats membres, ainsi que les autorités canadiennes et l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA). Mi-avril, le Canada a annoncé son intention d’interdire les biberons contenant du BPA. Au même moment, le programme national américain de toxicologie déclarait avoir «quelques inquiétudes» pour les fœtus, les nouveau-nés et les enfants exposés à la substance, craignant des effets sur le cerveau, la prostate et les glandes mammaires.

19/05/2008

Spéculation sur famine !

Les spéculateurs financiers tirent des profits de la famine mondiale

par Stefan Steinberg

 

Une série de rapports publiés dans la presse internationale a attiré l’attention sur le rôle joué par les spéculateurs professionnels et les hedge funds (fonds spéculatifs internationaux) dans la hausse des prix des denrées de première nécessité, notamment, des produits alimentaires. La forte augmentation des prix alimentaires ces derniers mois a provoqué des protestations et des émeutes dans de nombreux pays de par le monde.

Le mardi, 22 avril, un porte-parole de l’ONU a parlé d’un « tsunami silencieux » qui menace de plonger plus de 100 millions de personnes de tous les continents dans la famine. Josette Sheeran, directrice générale du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a remarqué : « C’est le nouveau visage de la faim – les millions de personnes qui n’étaient pas dans une catégorie urgente il y a six mois le sont désormais. »

Un récent article publié dans le magazine britannique New Statesman et intitulé « La folie commerciale à l’origine de la flambée des prix » indique que l’augmentation de la population mondiale et le passage au biocombustible sont des facteurs importants de la hausse des prix des produits alimentaires, mais précise ensuite : « Ces facteurs à long terme sont importants, mais ne sont pas les raisons véritables pour lesquelles les prix alimentaires ont doublé ou pourquoi l’Inde rationne le riz ou pourquoi les éleveurs britanniques tuent les cochons pour lesquels ils ne peuvent plus payer la nourriture animale.

C’est la crise du crédit. »> L’article rapporte que la crise alimentaire s’est développée au cours « d’un laps de temps incroyablement court, en essence au cours de ces 18 derniers mois. » Il poursuit : « La raison de la "pénurie" alimentaire est la spéculation sur le marché à  termes de marchandises, suite à l’effondrement des marchés à termes des instruments financiers. En désespoir de cause d’obtenir un rendement rapide, les courtiers ont retiré des millions de dollars investis en actions et dans des prêts immobiliers pour les placer dans les denrées alimentaires et les matières premières.

 A Wall Street, on parle alors de "super cycle des matières premières" et il est probable que cela conduise à une famine à une échelle épique. » Les prix mondiaux des aliments de base tel le blé, l’huile de table et le lait augmentent de façon continue depuis 2000, mais ils montent de façon remarquable depuis 2006, date à laquelle la propagation de la crise financière aux Etats-Unis a commencé à se faire sentir sérieusement.

Depuis le début de l’année 2006, le prix mondial moyen du riz a augmenté de 217 pour cent, celui du blé de 136 pour cent, du maïs de 125 pour cent et du soja de 107 pour cent. Dans des conditions où le non-remboursement des dettes se multiplie en raison de la crise hypothécaire américaine, les spéculateurs et les groupes de hedge funds détournent de plus en plus fréquemment leurs investissements des valeurs adossées à des créances « regroupés à d’autres prêts » contenant des subprime à haut risque, en faveur de valeurs allant de l’or et de l’huile pour inclure des « produits agricoles de base » tel le maïs, le cacao et le bétail ou autres. L’article du New Statesman signale que les « spéculateurs parient même sur le prix de l’eau » pour ensuite conclure :

« Tout comme le boom dans l’immobilier, l’inflation des prix des marchandises se nourrit d’elle-même. Plus les prix augmentent et plus les profits gonflent, plus d’autres investiront dans l’espoir de récolter des bénéfices. Consultez les sites internet financiers : quasiment tout le monde se rue sur les marchandises… Le problème, c’est que si vous faites partie des 2,8 milliards de personnes, ce qui représente presque la moitié de la population mondiale, qui vivent de moins de deux dollars par jour, vous risquez de payer de votre vie pour ces profits. »

Pour l’heure, les investissements dans des « produits agricoles de base » sont hautement recommandés par des analystes financiers en vue. C’est ainsi que Patrick Armstrong, cadre chez Insight Investment Management de Londres, écrit : « Les matières premières peuvent se révéler être le meilleur investissement pour les hedge funds parce que le marché est tellement inefficace. Ce qui entraîne une plus grande chance de profit. »

La majeure partie des spéculations internationales sur les denrées alimentaires a lieu à la bourse de Chicago (CHX) où plusieurs hedge funds, des banques d’affaires et des fonds de pension ont sensiblement renforcé leur activité ces deux dernières années. Rien que depuis janvier dernier, l’activité d’investissement dans le secteur agricole a augmenté d’un quart à la bourse de Chicago et, selon la firme Cole Partners dont le siège est à Chicago, l’implication des hedge fonds dans le secteur des matières premières a triplé au cours de ces deux dernières années en totalisant 55 milliards de dollars.

Des gros investisseurs tels les hedge funds et les fonds de pension achètent des contrats à terme, dits futures qui sont des actions de la bourse dans le futur portant sur des matières premières et des produits alimentaires dont la livraison est différée à une date future donnée. Si le prix de la marchandise augmente considérablement entre le temps de l’investissement et celui de la livraison, l’investisseur peut en tirer un profit juteux.

Au vu de la présente crise alimentaire, des rendements énormes sont garantis. Selon les chiffres de la CHX , les futures sur le blé (livraison en décembre) augmenteront probablement d’au moins 73 pour cent, le soja de 52 pour cent et l’huile de soja de 44 pour cent.

Des catastrophes écologiques majeures, telle la récente sécheresse en Australie qui a affecté la production alimentaire et qui a fait grimper les prix des aliments de base, sont d’excellentes nouvelles pour les gros investisseurs.

Cette année, les mauvaises récoltes en Australie et au Canada ont entraîné une forte augmentation des prix du blé. La Deutsche Bank a estimé que le prix du maïs allait doubler tandis que le prix du blé augmentera de 80 pour cent à court terme.

De tels catastrophes écologiques qui peuvent ruiner les agriculteurs moyens et jeter des millions de personnes dans la pauvreté en raison de l’augmentation des prix alimentaires, sont un aspect de « l’inefficacité » du marché de matières premières cité plus haut et qui font que les « produits agricole de base » sont tellement attrayants pour les gros spéculateurs.

Une avidité mortelle

Un article intitulé « Une avidité mortelle » paru dans l’édition actuelle du magazine allemand Der Spiegel donne quelques détails sur l’activité spéculative des hedge funds sur le marché alimentaire. Le magazine cite l’exemple du hedge funds Ospraie qui en général est considéré être le plus important des fonds d’investissement opérant présentement dans les aliments de base.

Le gérant du fonds, Dwight Anderson, a été surnommé « le roi des matières premières ». En été 2006, Anderson recommandait déjà à ses actionnaires « l’extraordinaire rentabilité » des récoltes agricoles. Alors qu’Ospraie rechigne à publier ses profits tirés de la spéculation sur les aliments de base, un grand investisseur allemand est bien moins réticent.

Andreas Grünewald avait démarré son Münchner Investment Club (MIC) en 1989 avec un capital initial requis correspondant tout juste à 15.000 euros. MIC gère à présent un volume de 50 millions d’euros dont 15 millions proviennent d’investissements dans les matières premières.

Selon Grünewald, « les matières premières représentent la méga-tendance de cette décennie » et son entreprise à l’intention d’intensifier son implication à la fois dans le secteur de l’eau et des produits agricoles. Les investissements de MIC rien que dans le blé ont déjà généré des taux de profit de 93 pour cent pour les 2500 membres de son club.

L’article du Spiegel remarque que MIC et ses membres ne pensent pas un seul instant aux conséquences catastrophiques que leur politique spéculative d’investissement a pour les pays en voie de développement. « La plupart de nos membres sont plutôt passifs et tournés vers le profit, » a remarqué Grünewald.

Avec ses 50 millions d’euros, MIC fait plutôt partie des petits groupes comparés au géant de la finance, ABN Amro qui a acquis dernièrement un certificat lui permettant de spéculer à la bourse de Chicago pour le compte d’investisseurs plus petits.

Peu de temps avant que n’éclatent les émeutes de la faim il y a quelques semaines, ABN Amro avait publié un prospectus dans lequel on pouvait lire que l’Inde avait imposé une interdiction d’exporter du riz, ce qui additionnée aux mauvaises récoltes enregistrées dans plusieurs pays, a résulté en une pénurie mondiale de riz. « A présent », dit le prospectus d’ABN Amro, « il est possible pour la première fois d’avoir des parts du premier marché alimentaire de l’Inde. »

Selon l’article du Spiegel, ceux qui s’étaient ralliés à l’appel d’ABN Amro ont pu réaliser un taux de profit de 20 pour cent en l’espace de trois semaines, période durant laquelle on a assisté à une augmentation énorme des investissements dans le riz à Chicago et dans d’autres grands centres.

Investissements dans les biocarburants

Un autre secteur d’investissement particulièrement lucratif et qui a largement contribué à l’actuelle crise alimentaire mondiale est celui des biocarburants. Considéré au départ comme un moyen de protéger l’environnement, les biocarburants sont devenus pour les grands groupes une alternative rentable au pétrole très cher. En l’espace de quelques années, les biocarburants sont devenus une industrie privée florissante capable de générer d’énormes taux de profit.

De vastes terres de par le globe sont passées ces dernières années de la culture de récoltes alimentaires à la production d’éthanol ou de biocarburant destinée en premier lieu à compléter l’essence de pétrole. L’année prochaine, on prévoit que l’emploi du maïs américain en lieu d’éthanol augmentera de 114 millions de tonnes, soit près d’un tiers de la récolte américaine totale escomptée.

Pour employer les mots de Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, le passage aux biocarburants aux dépens des formes traditionnelles d’agriculture n’est rien moins qu’un « crime contre l’humanité. »

Bien que la production du maïs augmente partout dans le monde, cette augmentation est plus qu’absorbée par la diversification du biocarburant. Selon la Banque mondiale, la production mondiale de maïs a augmenté de 51 millions de tonnes entre 2004 et 2007. Durant ce temps, la production de biocarburants aux Etats-Unis à elle seule (surtout de l’éthanol) a augmenté de 50 millions de tonnes, en absorbant presque entièrement l’ensemble de l’augmentation mondiale.

Subventionnés par le gouvernement américain, les cultivateurs américains ont détourné 30 pour cent de leur production de maïs en production d’éthanol, faisant monter les coûts d’autres céréales, plus chères, et qui sont achetées à la place de nourriture animalière.

L’Union européenne, l’Inde, le Brésil et la Chine ont tous fixé leur propre objectif pour une augmentation des biocarburants. L’Union européenne a déclaré que d’ici 2010, 5,75 pour cent de l’ensemble de l’essence vendue aux automobilistes européens devra provenir de la production des biocarburants. Ce mois-ci, une loi britannique a imposé la vente d’un mélange d’essence comprenant 2,5 pour cent de biocarburant aux automobilistes. Une loi identique stipulant une adjonction de 10 pour cent de biocarburant à l’essence a récemment été retirée en Allemagne suite à une opposition de l’industrie automobile ainsi que de propriétaires de voitures qui seraient obligés d’acheter une nouvelle voiture pour pouvoir s’adapter au nouveau carburant.

En plus de l’augmentation rapide des prix des denrées de première nécessité et qui est due à la baisse de la production céréalière destinée à l’alimentation, le passage à la récolte qui est destinée à la production de biocarburant a fait que les prix alimentaires se sont orientés sur les prix élevés du pétrole. Une équivalence est en train d’apparaître entre les prix alimentaires et le prix du pétrole.

Josette Sheeran du Programme alimentaire mondial a écrit : « Dans de nombreuses parties du monde nous trouvons que les prix alimentaires atteignent le niveau des prix du carburant », avec des quantités de plus en plus importantes de nourriture « étant achetées par des marchés énergétiques » pour la production de carburant.

Le prix du baril de pétrole dépassant entre-temps les 100 dollars, le secteur du biocarburant est actuellement considéré être une éventuelle source de profits pour les investisseurs. La chasse au profit maximum de la part du secteur du biocarburant est clairement résumée dans une publicité faite pour un congrès qui s’était tenu en 2006 et qui disait :

« Biofuels Finance and Investment World est le plus important congrès d’investisseurs en Europe et qui se consacre exclusivement à la chaîne de valeur de la nouvelle industrie des biocarburants. Les investisseurs et les institutions financières rencontreront des parties prenantes (stakeholders) des industries clé afin de discuter des possibilités d’investissements futurs, des risques et des domaines à fort potentiel de profit. »

L’édition du 22 avril de Money Week recommande à tous les investisseurs lésés par la crise des subprime de transférer leur fonds au marché lucratif des biocarburants. Money Week au même titre que le magazine Fortune considère que le groupe pétrolier Royal Dutch Shell est un garant de hauts profits : « Nous l’aimons parce qu’il fait de gros profits et qu’il est très bon marché, mais apparemment il détient aussi une bonne part d’Iogen, l’entreprise canadienne qui dispose d’un intéressant "potentiel de percée dans le domaine des technologies de l’éthanol". »

Article original, WSWS, paru le 24 avril 2008.  Copyright WSWS.

Articles de Stefan Steinberg publiés par Mondialisation.ca

____________________________________________________________________

18/05/2008

Pandémie !

 

Grippe aviaire, les Etats-Unis se préparent à une pandémie 28/04/2008 11:35 (Par Pierre MELQUIOT)

 

Grippe aviaire, les Etats-Unis se préparent à une pandémie. Le Département américain de la Santé a réceptionné un nouveau lot de vaccin H5N1 sous forme de concentré en vrac. Ce lot livré par Sanofi-Aventis correspondant à une quantité équivalente à 38,5 millions de doses de vaccin élaborées à partir d’une nouvelle souche du virus H5N1 de le grippe aviaire.

Le Groupe Sanofi-Aventis a livré quelques 192 millions de dollars de vaccin contre le virus H5N1 de la grippe aviaire pour le stock national pré-pandémique américain.

  Ce vaccin contre le virus H5N1 de la grippe aviaire a été produit à partir d’une nouvelle souche virale. Sanofi-Aventis estime que ce vaccin « fournira un niveau supplémentaire de préparation à une éventuelle pandémie de grippe aviaire.

Le Département américain de la Santé a réceptionné un nouveau lot de vaccin H5N1 sous forme de concentré en vrac. Ce lot livré par Sanofi-Aventis correspondant à une quantité équivalente à 38,5 millions de doses de vaccin élaborées à partir d’une nouvelle souche du virus H5N1 de le grippe aviaire.

  Cette livraison s’inscrit dans le cadre d’un contrat pluriannuel signé avec le Département américain de la Santé au titre de son programme de préparation à une éventuelle pandémie. La livraison atteint les 192,5 millions de dollars.

Ce lot de vaccin étant fourni au Département américain de la Santé , sous forme de concentré en vrac, le nombre réel de doses de vaccin ne sera connu qu’après la formulation finale, prévue seulement en cas de nécessité d’utilisation du vaccin, donc en période de pandémie du virus de la grippe aviaire.

Ce vaccin pré-pandémique a été produit à partir d’une souche récente H5N1, ce qui permet au gouvernement américain de diversifier son programme de stockage. Ce vaccin « devrait protéger contre une souche de virus H5N1 (…) qui a la particularité troublante d’être la première souche à avoir été identifiée lors d’une épizootie touchant les oiseaux migrateurs, avec pour conséquence le risque de diffusion du virus à travers les continents » précise Sanofi-Aventis.

Cette souche H5N1 du virus de la grippe aviaire circule « actuellement chez les oiseaux d’Europe, du Proche Orient et d’Afrique. »

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il y a eu 381 cas humains de grippe aviaire depuis 2003, avec 240 décès connus...

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu