Avertir le modérateur

28/02/2009

Délits de crise initiée !


www.Mondialisation.ca


Un effondrement financier global.

Deuxième partie
, par Michel Chossudovsky. www.Mondialisation.ca

L’acte de modernisation des services financiers de 1999

En 1999, (The Financial Services Modernization Act (Grammm-Leach Bliley Act) fut adopté par le congrès états-unien. Dans le sillage de longues négociations, toutes les contraintes réglementaires des puissants conglomérats bancaires de Wall Street furent révoqués « par un simple coup de crayon ».

Sous les nouvelles règles ratifiées par le Sénat états-unien et approuvé par le Président Clinton, les banques commerciales, les firmes de courtage, les investisseurs institutionnels et les compangies d’assurance pouvaient désormais librement investir dans les affaires les uns des autres et également pleinement intégrer ou fusionner leurs opérations financières. La législation abrogea the Glass-Steagall Act of 1933, un pilier du « New Deal » du Président Roosevelt lequel fut mis en place en réponse au climat de corruption, de manipulation financière et de « trafic d’influence », lesquels facteurs avaient provoqué la faillite de plus de 5000 banques dans les années suivant la crise de l929. (Voir Marin Mc Laughlin, Clinton Republicans agree to deregulation of US banking system , World Socialist Website, 1 November 1999).

La frénésie des fusions

Plusieurs fusions de banques gigantesques (incluant National Bank Corp avec la Bank America et de Citibank avec Traverlers Group) furent réalisées et approuvées par le Conseil de la Réserve fédérale (en violation flagrante de la loi existante) avant l’adoption de 1999 du Financial Modernization Act.

Dans les années précédant l’inauguration de l’administration Bush, un processus d’intense rivalité financière s’est déployé. Le Nouvel Ordre Mondial, largement dominé par le capital financier états-unien, fut initié dans le but d’éclipser les conglomérats banquiers rivaux d’Europe de l’Ouest et du Japon de même que le scellement d’alliances stratégiques avec un « club sélect » des banquiers géants d’Allemagne et de Grande-Bretagne .

La préfiguration de ce qui s’annonce

La fusion des banques (réalisée avant la législation de 1999, en violation de Glass Steagall Act) ne fut que la pointe de l’iceberg, la préfiguration de ce qui s’annonçait. L’abrogation du Glass-Steagall Act avait créé un environnement favorisant une concentration sans précédent du pouvoir financier global.

Le contrôle effectif sur l’industrie des services financiers états-uniens au complet avait été transféré à une poignée de conglomérats financiers.

Ce qui prévaut aujourd’hui de facto est un système de réglementation privé. Le développement du « supermarché financier global » sera surveillé par les géants de Wall Street. Les banques d’État à travers les États-Unis furent déplacées ou avalées par les géants financiers menant à une série mortelle de banqueroutes dans les banques.

A leur tour, les pouvoirs de surveillance du Conseil de la Réserve fédérale, de plus en plus sous la domination directe de Wall Street, furent affaiblis de façon significative. Les géants financiers ont la capacité d’étrangler les affaires au niveau local aux États-Unis et d’éclipser l’économie réelle. En fait, à cause du manque de compétition, la législation de 1999, qui fut l’initiative du Sénateur Phil Gramm, autorisait les géants des services financiers (outrepassant le Conseil de la Réserve fédérale et agissant en collusion tacite les uns avec les autres) à établir la structure des taux d’intérêt comme bon leur semblait :

« En dépit des signaux de dangers imminents, la législation de 1999, semble totalement ignorer l’histoire des échecs du marché boursier depuis le début de la crise asiatique dans le milieu de 1997. Les répercussions sociales et économiques dans un système financier mondial intégré - pour ne pas mentionner les risques d’un effondrement financier global résultant de l’absence d’une réglementation financière - sont encore plus sérieuses aujourd’hui [1999] que durant les années suivant la crise de Wall Street de 1929. (Michel Chossudovsky, unpublished notes on the 1999 Financial Services Modernization Act, Legislation, November 1999).

L’architecture financière globale

Le Financial Services Modernization Act ne devrait pas être considéré de manière isolée comme un procédé domestique limité au paysage financier états-unien.

Les impacts de la législation s’étendent bien au delà des frontières du système financier états-unien. Les changements institutionnels qu’elle entraîne incluant la concentration et la centralisation du pouvoir dans les mains d’un petit nombre de géants financiers, ont contribué largement à la quête indéfectible de Wall Street pour la domination financière globale.

La bousculade mondiale pour s’approprier la richesse à travers la manipulation financière fut la force motrice derrière la restructuration de l’architecture financière globale dont la législation états-unienne de 1999 fut partie intégrale, installant le « modèle » d’une réforme financière dans les différentes parties du monde.

Quoique la législation de 1999 ne brise pas en soi les barrières des mouvements de capitaux, en pratique, elle autorise les joueurs clés de Wall Street à entrer dans les marchés de services financiers des pays en développement, à consolider une position hégémonique dans le système banquier global, en éclipsant et ultimement déstabilisant les systèmes financiers en Asie, en Amérique Latine et dans l’Europe de l’Est.

Le fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

La déréglementation financière aux États-Unis, a exercé une influence décisive en « réglant le pas » d’une réforme financière globale sous les auspices du FMI et de l’OMC. La législation de 1999 fut une partie de l’agenda financier global, consistant à déréglementer les mouvements de capitaux, libéralisant le secteur bancaire domestique et les marchés de capitaux mondial sous les auspices de l’OMC et ouvrant les marchés de services nationaux aux conglomérats financiers globaux.

La législation fut mise en oeuvre concurremment à la réorganisation du commerce global et de l’architecture financière selon l’agenda de l’OMC. Sous l’Accord général des services commerciaux, GATS (sigle anglais), les pays en développement se sont engagés à la complète libéralisation des services financiers. En d’autres mots, les gouvernements nationaux, déjà contrôlés par leurs créanciers externes, seraient incapables d’empêcher les géants de Wall Street d’entrer et d’avaler leurs banques nationales et leurs institutions financières.

En conjonction avec l’Accord des Services financiers et le GATS, la législation bancaire de 1999 adoptée aux États-Unis, autorise une poignée de conglomérats banquiers à pouvoir déstabiliser le paysage financier domestique des pays en développement.

Le balayage déréglementaire du système bancaire états-unien conféra des pouvoirs sans précédent aux conglomérats financiers de Wall Street pour acquérir et s’approprier des institutions bancaires tout autour du monde.

La tendance était vers un supermarché financier global contrôlé par une poignée d’institutions financières globales qui pénètrent et imprègnent la structure des économies nationales.

Deux ententes majeures (négociées sous l’OMC) ont contribué à « enchâsser les droits » des banques globales dans la loi internationale, équivalent (selon les critiques) à concéder « des droits fondamentaux » aux banques et annulant ceux inscrits dans la constitution nationale. Les clauses de ces deux accords : tant l’Accord général sur le commerce des Services (GATS) que l’accord financier des Services (FTA) servent formellement à démanteler les derniers obstacles au mouvement de capital, signifiant ainsi que la Bank of America ou Citigroup peuvent aller où cela leur plait, provoquant la banqueroute des banques nationales et des institutions financières.

De plus, avec le support du FMI, les conglomérats de Wall Street et leur partenaires européens et japonais renforcèrent et consolidèrent leur rôle comme institutions créancières majeures, finançant de façon routinière la dette publique, supervisant la conduite des politiques budgétaires de l’État, émettant des prêts syndicaux aux corporations industrielles en difficulté, supervisant la privatisation des Sociétés d’État qui ont été mises à l’encan dans le contexte de sauvetage par le FMI , etc.

Guerre financière : les pouvoirs de la tromperie

Les armes utilisées à Wall Street sont les connaissances antérieures et l’information interne, la capacité de manipuler conjointement avec la capacité de prédire les résultats, la diffusion d’informations trompeuses ou fausses sur les événements économiques et la tendance des marchés. Ces procédés variés sont décrits comme les pouvoirs de la tromperie, lesquels sont utilisés habituellement par les institutions financières pour tromper les investisseurs.

Cet art de la tromperie est aussi dirigé contre les compétiteurs banquiers, qui misent sur les produits dérivés et les marchés futurs, dans les actions, les changes et biens commerciaux.

Ceux qui ont un accès à de l’information privilégiée, (politique, intelligence, militaire, scientifique, etc.) auront immanquablement l’avantage dans la gestion de ces transactions hautement spéculatives, lesquelles sont la source d’énormes gains financiers. La CIA a ses propres institutions financières sur Wall Street.

À son tour, les corridors de banques privées et off shore, facilitent aux institutions financières le transfert de leurs profits comme bon leur semble, d’un endroit à un autre. La procédure est aussi utilisée comme un filet de sécurité qui protège les intérêts d’acteurs financiers clés incluant les directeurs généraux, les actionnaires majoritaires, etc. des institutions financières en difficulté. D’importants montants d’argent peuvent être transférés au moment opportun, avant la disparition de la compagnie sur le marché boursier. (e.g. Lehman, Merrill Lynch et AIG).

La Federal Reserve Bank of New York et ses puissants contributeurs disposent « d’informations internes » sur le l’évolution de la politique monétaire des États-Unis. C’est une bonne position pour prédire les résultats pour miser dans des opérations très lucratives sur les marchés des produits dérivés. Cela a créé un conflit d’intérêts évident, parce que ces informations préférentielles concernant certaines décisions déterminées de la direction de la Réserve fédérale rendaient possibles de tirer des profits de plusieurs millions de dollars comme institutions bancaires privées.

Les contacts avec les services de renseignements des États-Unis, avec la CIA et les services secrets, avec le Pentagone sont essentiels pour la conduite du commerce spéculatif, car ils permettent aux spéculateurs d’avoir des renseignements privilégiés sur des décisions de politique extérieure ou de sécurité nationale qui affectent directement les marchés financiers. Un exemple : ils ont acheté des actions des compagnies aériennes dans les jours précédant les attaques du 11 septembre.

Une guerre interne va être entrepris à l’intérieur du système financier :

Lehman Bros connaîtra une banqueroute, Merrill Lynch va être acheté…

Le gouvernement va acquérir les gigantesques entreprises de prêts hypothécaires Fannie Mae et Freddie Marc.

Bear Stearns est à la dérive, les actions de la plus grande compagnie d’assurance américaine, AIG, s’effondrent le 9 septembre de 22,19$ à 4,00$ au moment de la fermeture de la Bourse le 16 septembre, une baisse de plus de 80% de sa valeur.

Goldman Sachs, en collaboration avec JP Morgan Chase, négocie avec le Trésor pour obtenir un prêts de 85 milliards de dollars pour AIG qui sera financé par la Réserve fédéral de New York.

Qui va ramasser les pots cassés ? Et que nous prépare l’avenir ?

Il est probable que le processus de fusions et d’acquisitions mènera à une centralisation sans précédent du pouvoir financier, où la Bank of America, JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York joueront un rôle prépondérant.

L’effondrement poussera à la disparition de nombreuses banques et institutions financières qui disparaîtront complètement du paysage financier ou qui seront rachetées par les géants de la finance.

On s’attend à ce que la Bank of America achète Merrill Lynch, ce qui conduira à la formation de la plus grande institution financière du monde, en concurrence avec Citigroup et JP Morgan Chase. Il faut souligner que bien que Citigroup et JP Morgan Chase sont des institutions rivales, des liens matrimoniaux entre les familles Rockefeller et Stillman les unissent.

Durant ces deux dernières décennies, la Bank of America s’est développée et s’est convertie en un géant financier par une série de fusions et d’acquisitions. En 2004, elle a acheté la FleetBoston Financial ; en 2005, elle a acheté le géant des cartes de crédit MBNA ; en 2007, elle a fait l’acquisition de Lasalle Bank Corporation et Corporate finance, de la banque hollandaise ABM Amro. Le 14 septembre 2008, la Bank of America a annoncé son intention d’acheter Merrill Lynch pour 50 milliards de dollars. Nous assistons à l’affrontement d’institutions financières importantes qui se développent grâce à des fusions et des acquisitions de géants financiers de taille mondiale.

Le désastre financier de Wall Street bénéficie en grande mesure à la Bank of America et à JP Morgan Chase, qui est une composante de l’empire Rockefeller, aux dépens de Lehman Brothers, Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Lehman Brothers s’est déclaré en faillite, pour le Chapitre 11, le lundi sanglant du 15 septembre. Les pertes de Lehman sont de 639 milliards de dollars.

Pertes potentielles

Citigroup INC a perdu 15% de sa valeur, à 15,24$, la chute la plus profonde depuis juillet 2002 (le 15 septembre)

American Express Co, la plus grande compagnie de cartes de crédit a perdu 8,9% , a 35,48$ (le 15 septembre)

Goldman Sachs, a perdu 12% depuis avril 2000, à 135,50$, la plus grande chute depuis avril 2000. La baisse fut la conséquence de ventes à découvert (le 15 septembre)

Morgan Stanley, la plus grande compagnie d’assurance, si ce n’est Goldman Sachs, a perdu 14%, à 32,19$ Cette baisse fut la conséquence de vente à découvert.

En 2000, JP Morgan a fusionné avec la Chase Manhattan, ce qui a conduit à l’intégration dans une entité unique de JP Morgan Chase, Chemical et Manufacturers Hanover. Bear Searns a été acheté en 2008 JP Morgan Chase suite à son effondrement. Cet empire bancaire est contrôlé par la famille Rockefeller, et ses actifs dépassent les 1600 milliards de dollars.

Avec des actifs de 1700 milliards de dollars, l’avenir de Citigroup n’est pas assuré. Il affronte de sérieuses difficultés financières qui pourraient le mener à la banqueroute. Les prix de ses actions ont chuté ces derniers mois, comme ceux de Fannie Mae. La débâcle de Lehman a renforcé l’effondrement du prix des actions de Citigroup.

Cela signifie que la faillite de Lehman provoquera le non paiement de prêts massifs en rapport avec les cartes des clients de Citigroup et de NY Mellon, tant dans les institutions bancaires que pour les investisseurs individuels.


Article original en anglais, Global Financial Meltdown.
Traduction, Françoise Breault et Bernard Rioux, membres du comité de rédaction de Presse-toi à gauche !

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).

27/02/2009

Mille milliards de sécu !


La banque de la Sécu tire la sonnette d'alarme sur le financement de sa dette
!

Le président de l'Acoss, la banque de la Sécu, a envoyé un courrier au Premier ministre pour l'alerter des difficultés actuelles de financement de la dette de la Sécurité sociale. Il demande une reprise de dette conséquente dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécu, présenté lundi prochain. Vendredi, le ministère du Budget a indiqué que ces déficits seront transférés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale.

Le président de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui reprend chaque année les déficits constatés par la Sécu, a écrit le 22 septembre à François Fillon pour évoquer "les contraintes rencontrées par l'Acoss actuellement pour assurer le financement des montants qui lui sont confiés" (Retrouvez la lettre de l'Acoss adressée au Premier ministre en cliquant ci-contre à droite dans la rubrique : "pour aller plus loin").

Dans ce courrier, que La Tribune s'est procuré, Pierre Burban souligne que la dette de l'Etat à l'égard du régime général s'est reconstituée en 2008, notamment à cause de la sous-budgétisation de la compensation des exonérations de charges ciblées, et devrait atteindre 3,5 milliards d'euros à la fin de 2008. De plus, les déficits cumulés de l'assurance maladie, de l'assurance retraite et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui "se situeraient entre 27 et 28 milliards d'euros" à la fin de cette année, "pèsent fortement sur le profil de trésorerie" de l'Acoss.

L'Agence se finance par recours à la Caisse des Dépôts (CDC) et par l'émission de billets de trésorerie. Or, compte tenu de la conjoncture financière, la CDC "a été amenée en 2008 à resserrer les conditions recours à ces fonds", alors qu'au-delà du seuil de 25 milliards d'euros, "le taux d'intérêt appliqué rend particulièrement onéreux le recours à ces avances", note la banque de la Sécu.

En outre, "l'émission de billets de trésorerie est actuellement particulièrement difficile". Or, le point haut de la trésorerie de l'Acoss atteindra 32 milliards en novembre prochain, un niveau "sans précédent". "La soutenabilité du recours à des financements de court terme est donc posée", affirme Pierre Burban, qui s'inquiète de "la capacité technique à trouver les financements".

Dans son courrier, l'Acoss demande donc au gouvernement d'opérer une reprise de dette importante dans le prochain Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui sera dévoilé lundi 29 septembre et débattu au parlement à l'automne. Une reprise de dette limitée "conduirait à faire courir un risque très significatif à la gestion de trésorerie de l'Acoss en 2009", la CDC ayant fait savoir à l'agence qu'elle entendait encore limiter les conditions de financement offertes au régime général.

Le message a été entendu. Ce vendredi, le ministère du Budget a indiqué que ces déficits seront transférés à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Pour ne pas allonger la durée d'amortissement, actuellement de treize ans, la Cades bénéficiera d'un transfert de recettes en provenance du FSV (certains évoquent environ 0,2 point de CSG) qui, "libéré de son déficit cumulé, profitera à plein de la décrue du chômage", note le ministère. Reste que le nombre de demandeurs d'emplois repart fortement à la hausse. Si le chômage ne baisse pas à l'avenir autant que prévu, il faudra trouver un nouveau financement pour le FSV.

Véronique Chocron. La Tribune.fr - 26/09/08

26/02/2009

BOYCOTTE Vilmorin + Chasse !

Boycottons tous les produits Vilmorin !


<http://www.enviro2b.com/info/nature/index.html>

Vilmorin attend l'ouverture du marché européen...

*Vilmorin occupe la 4e place sur le marché mondial des semences. Avec 30%
de son activité consacrée à la vente d'OGM aux Etats-Unis, le semencier
français continue de croire en une ouverture prochaine du marché européen
à ce type de cultures.*

Adrian Huige, le PDG de Vilmorin confie dans "Les Echos" aujourd'hui que
"/l'enjeu OGM en Europe est essentiel pour nous. Il faut que nous soyons
prêts le moment venu/". Ainsi, dès que le marché l'autorisera, Vilmorin
espère que les semences de maïs génétiquement modifiées représenteront en
Europe la moitié des ventes de produits pour les grandes cultures.

Dans cette optique, Vilmorin travaille actuellement sur une seconde
génération d'OGM, permettant d'introduire dans la plante, des gènes de
résistance à la sécheresse, au froid ou au gel. Cette nouvelle catégorie
d'OGM pourrait être disponible d'ici 2012.

*OGM de 2e génération*

S'agissant de la première génération d'OGM, elle propose des produits
résistants aux herbicides et insecticides. Sur ce créneau, le leader
incontesté est le géant américain Monsanto, mais la seconde génération
pourrait nourrir d'autres ambitions pour les concurrents, dont Vilmorin.

------------------------------------

Autre démarche contre le permis de chasse à 16 ans !


Envoyer ce texte à votre agent d’assurance et à votre siège social ainsi qu’à tous ceux que vous trouverez, de même qu’à vos députés et élus bocaux...

Non au permis légal de tuer ! Assureurs, vous êtes coupables !
Coupables de favoriser la chasse parce sans doute parmi vous, l’instinct de tuer prédomine avec celui de préserver !

Messieurs les assureurs, mesdames, messieurs les adhérents de mutuelles ou de banques assurances, vous êtes responsables de la chasse car si aucunes compagnies n’acceptent d’en assurer les dégâts, il ne peut plus y avoir de chasseurs légaux qui viennent traquer et tuer de pauvres cervidés  dans nos jardins !

De plus pour ceux qui ne le saurait pas encore, le législateur vient de donner le permis de tuer à partir de 16 ans !
Fait totalement inadmissible dans une société de droits et d’égalité.
En effet, il est quasiment impossible d’aller se promener en forêt sans prendre des risques en période de chasse !
Nos forêts ne seraient donc que des stands de tirs ou des abattoirs réservés à une minorité qui veut imposer sa loi !

Pourtant, le tir sportif est réglementé.
Mais alors messieurs les assureurs, pourquoi ne pas assurer uniquement les gens qui pratiquent la chasse dans des réserves closes, privées et inaccessibles du public pour permettre aux chasseurs de perpétrer leur boucherie ?

En plus de ce fait anormal d’assurer un adolescent de 16 ans qui aura le droit de se promener et de tuer une autre personne sans être condamné comme c’est le cas actuellement pour un adulte puisque c’est considéré comme un banal accident !
Le taux de mortalité est très élevé chez les vieux chasseurs !
Le port de lunettes ne suffit plus et l’équilibre est bien précaire à un certain âge !

Il serait donc de toute logique, que la chasse soit interdite avant 18 ans et de même après 60 ans !
Si le législateur préfère garder sous sa coupe ses électeurs, c’est un devoir en tant qu’assureurs, de palier à ce manque ment politique.
Messieurs, mesdames les assureurs," la balle " est dans votre camps !

Patrick, Collectif de Remises En Causes.

25/02/2009

Académie anti-planète !

L’Académie des sciences n’a pas osé inviter Monsanto...

Le 15 et 16 septembre 2008, l’Institut de France, Académie des Sciences, communique avec l’industrie pharmaceutique, chimique et agrogénétique, en organisant un colloque sur les OGM, avec des invités triés sur le volet et majoritairement favorables à la dissémination de ces technologies comme l’indique le titre même du colloque : "Le monde végétal
s’ouvre aux biotechnologies" (lien : http://www.academie-sciences.fr/...).
Après une première initiative suivant une campagne de promotion européenne des biotechnologies en 2001, cette dernière entreprise offre la nouveauté de donner la parole au militantisme proOGM avec un exposé du transgéniculteur
Claude Ménara. Toutefois, l’Institut n’a pas osé inviter la firme Monsanto... (lien : http://blogs.arte.tv/...)

L’Académie des sciences s’engage auprès d’intérêts mercantiles privés !

Depuis la moitié des années 90, l’Académie des Sciences a laissé son indépendance d’esprit sur le bas-côté, en créant un partenariat mécénal avec les intérêts privés de l’industrie chimique et pharmaceutique, et en mai 2000, la fondation Institut de France-Aventis succédait ainsi à la fondation Rhône-Poulenc Institut de France, initiée en 1995. L’engagement de cette institution scientifique pour la promotion d’un certain développement industriel dénote l’aspect dorénavant politique qu’ont pris les institutions scientifiques censées être de référence, dans un pays démocratique comme la France. Aussi, le rapprochement de l’Institut de France avec une multinationale comme Aventis témoigne de la prise de position foncièrement idéologique dans laquelle s’est engagée cette institution scientifique actuelle au regard des biotechnologies.

La présentation du prochain colloque sur les biotechnologies végétales ne semble pas déroger à cette évolution historique, en ne laissant notamment pas entrevoir une réflexion basée sur des prises de position contradictoires de scientifiques, qui existent dans le pays, mais plutôt en s’inscrivant dans une planification d’une succession d’exposés magistraux destinés à renforcer l’idée générale du colloque, explicitement dévoilée dans le titre, à savoir la nécessité d’un développement industriel des OGM disséminés, et l’accréditation de cette idée, de cette imposition de produits manufacturés sensibles dans l’environnement, par voie de fait.

L’Académie des Sciences s’ouvre à l’industrie et communique sur l’ouverture du monde végétal aux biotechologies. En se positionnant idéologiquement au service d’un certain développement économique, l’Institut de France a montré que la rigueur scientifique et l’indépendance d’esprit qui l’accompagne nécessairement au niveau institutionnel ne sont plus d’actualité en France. La rupture entre les instances dirigeantes et les citoyens semblent de plus en plus nettes, alors qu’une majorité de citoyens dont beaucoup ont les connaissances scientifique générales, sans avoir besoin d’être spécialistes, pour refuser et dénoncer un modèle agricole et un système qui dessert la terre, l’environnement, et la population, en faveur d’un système compétitf établis par des marchés internationaux en constante concurrence. Or ce modèle de croissance est foncièrement et complètement différent de l’évolution biologique, de la croissance biologique elle-même et d’une bonne gestion agronomique des sols, au niveau de territoires artificiellement et culturellement fragmentés par des nations cloisonnées et fermées sur elles-mêmes, avec par la même occasion tous les conflits humains que cela implique. La politisation de l’Académie des Sciences a ainsi clairement montré l’échec institutionnel de la communauté scientifique dans ce pays démocratique.

Première journée : Les plantes dévoilent leurs secrets

Le colloque déjà prédisponible avant l’heure (sans les vidéos) sur le site gouvernemental de communication scientifique CanalU témoigne d’une planification bien orientée de la présentation de la problématique.

L’événement sera divisé en deux sessions d’une journée. La première, intitulée "Les plantes dévoilent leur secret", est composée de cinq séquences dont les deux premières : "Les génomes des plantes et leur évolution" et "Les plantes et la biodiversité"’ n’ont absolument aucun rapport avec le génie génétique appliqué aux plantes ni avec les techniques de transgénèse.

Les séquences suivantes concernant ensuite la "Domestication et l’amélioration des plantes", puis "La production végétale" ne concernent pas exclusivement les OGM, et la dernière séquence, en fin de journée, traite du principe de précaution de manière générale, et n’est animée que par une seule conférence, de Luc Ferry -dont on connaît les positions politiques grossièrement anti-écologistes-, contre trois à cinq conférences pour les quatre premières séquences, témoignant manifestement d’un manque d’intérêt affiché pour cette problématique et de l’absence de débat contradictoire ou tout au moins de pluralité de points de vue.

Aussi, malgré le titre directeur du colloque axé sur la biotechnologie végétale, une seule conférence prend ouvertement et directement pour objet les O.G.M cette première journée : "Propriété industrielle et OGM" de Nicole Bustin du Comité de la Protection des Obtentions Végétales, dépendant juridiquement du CPVO et de l’Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV), dont la France est un pays membre, et dont le secrétaire général est également Président de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). L’on voit bien lors de cette première journée que le but est de planter le décor pour préparer plus avant l’idée de l’acceptation de la dissémination des OGM.

Seconde journée : Les OGM

En effet, la deuxième session le 16 septembre, intitulée sobrement "les OGM" apparaît comme la justification logique du terrain préparé la veille, à savoir l’imposition de l’idée que les OGM disséminés sont nécessaires et utiles, comme l’indique encore une fois le titre explicite du colloque.

Outre les habitués de ce genre de communication, comme Marc Fellous, interviewé dans l’investigation journalistique "OGM : l’enquête qui accuse", on peut signaler la prise de parole la veille, de Jean-Pierre Décor de la multinationale pharmaceutique Aventis pour parler des pesticides. Le colloque offre la parole également à un intervenant de la multinationale agrochimique DuPont, Anthony Killey, et à un membre du département d’état d’agriculture américain (USDA) dont on connaît la position impérialiste et proOGM dans le monde, et la manière dont il a permis la prise de décision concernant les réglementations favorables aux OGM disséminés aux Etats-Unis, en 1992, depuis le travail d’enquête de Marie-Monique Robin. D’après les archives du New-York Times, Dennis Gonzalves a travaillé dans le développement des plantes transgéniques par le passé pour l’Upjohn Company, entreprise pharmaceutique américaine du Michigan aujourd’hui détenue par la multinationale Pfizer. L’effort de propagande des compagnies pharmaceutiques mondiales en faveur des OGM disséminés s’explique en effet par les intérêts industriels potentiels en jeu, notamment la culture irresponsable de molécules médicamenteuses en plein champ, de manière non confinée, appelée la moléculture ou biopharming.

La séquence numéro 2 de cette journée de propagande proOGM culmine enfin avec la conférence d’un transgéniculteur militant, Claude Ménara, déjà habitué des plateaux de télévisions comme dans le cadre de l’émission "C à dire" sur France 5, et qui y affirmait notamment, concernant un autre sujet environnemental grave et d’intérêt public, que "les abeilles ne meurent pas", ne semblant pas être au courant du syndrôme plus que préoccupant dans le monde d’effondrement des colonies d’abeilles ou Collapse Colony Disorder.

Ce colloque annoncé depuis plusieurs semaines par les hautes instances scientifiques du pays, apparaît finalement comme une propagande générale pro-OGM qui ne laisse pas l’Académie des Sciences grandie, en montrant une nouvelle fois que les intérêts industriels et les idéologies associées dirigent les présentations des problématiques scientifiques concernant la société toute entière, par une institution censée représenter et incarner une indépendance d’esprit irréprochable, ainsi qu’une rigueur scientifique, tout en alimentant un débat citoyen, à l’image de nombreux chercheurs lanceurs d’alertes dans le monde, refusant d’être affiliés aux intérêts privés d’entreprises, au sein d’un système de compétition économique et d’intérêts nationaux dont les excès ont déjà montré leur caractère dévastateur pour l’environnement et la santé publique par le passé.

Crédit image : Documentaire "La fin des chimères ?", Les Films du Réveil.



24/02/2009

Histoire d'eau à scandale !

Loi Oudin-Santini :

le détournement scandaleux de l’aide au développement.
par Gérard Borvon

 

A Brest, la gestion de l’eau est confiée à Véolia. Le maire socialiste récemment réélu ne semble pas disposé, pour le moment, à rompre avec la multinationale. Celle ci est elle-même fort intéressée par l’application de la loi dont elle a fait la promotion, en Bretagne, par l’intermédiaire de l’un de ses cadres, ancien député de Lorient. La municipalité n’a d’ailleurs pas attendu cette pétition pour mettre la loi en application. La pression sur les élus peut donc y sembler superflue.

Mais ces citoyens auxquels il est fait appel savent-ils vraiment ce que cache cette loi ? Ces élus savent-ils quelle cuisine on leur demande de mijoter ? Les associations locales de solidarité savent-elles quel rôle on souhaite leur faire jouer dans le cadre de la politique des entreprises privées françaises de l’eau ?

Une loi taillée sur mesure pour Santini :

Savent-ils, par exemple, que cette loi a été présentée et votée à la va-vite pour répondre à une condamnation par la Cour des Comptes d’une pratique instaurée par André Santini à l’Agence Seine Normandie et au Syndicat des eaux d’Ile de France (SEDIF). A savoir prélever 1centime par mètre cube d’eau pour des actions dites de "coopération décentralisée" prenant plutôt l’allure d’un mécénat orienté vers la promotion des organismes qu’il dirige encore et la mise en valeur des entreprises de l’eau (essentiellement Véolia) avec lesquelles ces organismes sont liés par contrat.

Le détournement du 1% de ATTAC.

Le 1% a été popularisé par ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyennes et citoyens). Le nom même de l’association contient sa proposition : une taxe de 1% sur les transactions financières pour alimenter un fond d’aide au développement. Idée généreuse qui a été un des moteurs de la mobilisation alter-mondialiste.

Hélas le capitalisme boursier connaît l’art de transformer une bonne idée en son contraire.

Parfois ce n’est qu’un coup de pub comme celui de Chirac qui se donne une allure de taxer les riches avec la taxation des billets d’avion.

Parfois c’est beaucoup plus grave et plus insidieux comme nous le verrons avec la loi "Oudin-Santini" qui prétend taxer "l’eau des riches", vous, moi, y compris les plus démunis d’entre nous… au profit de "l’eau des pauvres". Ceux qui habitent ces pays d’où Véolia et Suez tirent déjà une bonne part de leurs bénéfices et où il y a d’énormes parts de marché à conquérir. Ces pays où l’argent de l’aide n’arrive pas toujours là où il devrait.

La loi :

Il y a peu de lois aussi courtes pour une telle portée. Qu’on en juge :

LOI n° 2005-95 du 9 février 2005 relative à la coopération internationale des collectivités territoriales et des agences de l’eau dans les domaines de l’alimentation en eau et de l’assainissement.

Article 1er

Après l’article L.1115-1 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un article L.1115-1-1 ainsi rédigé : Art. L.1115-1-1. Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes chargés des services publics de distribution d’eau potable et d’assainissement peuvent, dans la limite de 1% des ressources qui sont affectées aux budgets de ces services, mener des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans le cadre des conventions prévues à l’article L.1115-1, des actions d’aide d’urgence au bénéfice de ces collectivités et groupements, ainsi que des actions de solidarité internationale dans les domaines de l’eau et de l’assainissement.

Article 2 L’article L.213-6 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé :

Dans le respect des engagements internationaux de la France et dans le cadre de conventions soumises à l’avis du comité de bassin, l’agence peut mener des actions de coopération internationale dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, dans la limite de 1% de ses ressources, le cas échéant et suivant les règles statutaires en vigueur pour chaque catégorie de personnels, avec le concours de ses agents. Nous n’allons pas ici reprendre l’analyse politique de la loi que nous avons déjà évoquée dans de nombreux articles nous allons plutôt montré qu’elle incompréhensible cuisine elle implique.

Une loi qui épargne les entreprises privées de l’eau et taxe la gestion publique.

Supposons que vous habitiez une commune citoyenne qui a conservé la gestion publique de l’eau et de l’assainissement : la loi autorise à y prélever 1% du budget pour des actions de coopération. Ce 1% ne sera prélevé sur aucun bénéfice car le gestion publique est nécessairement équilibrée. Il correspondra donc à une augmentation de 1% du prix de l’eau et de l’assainissement si on souhaite conserver la même qualité de service.

Vous êtes par contre dans une commune qui a abandonné la gestion de l’eau à une entreprise privée. La commune a conservé une "part communale" qui sert aux investissements et au paiement de la dette. C’est sur cette seule part que le 1% pourra être retenu. Ce sera donc moins d’investissement pour une eau de qualité et moins de protection de l’environnement si le même niveau est maintenu pour la part communale.

Par contre l’entreprise à laquelle vous avez cédé la gestion de l’eau et qui en retire des bénéfices n’est pas concernée par le 1%. C’est une entreprise privée et il n’y a pas de loi qui permette de taxer une entreprise privée en faveur du développement.

Nous sommes donc face à un double paradoxe :

- L’entreprise qui retire des bénéfices de la gestion de l’eau, lesquels bénéfices lui permettent de "conquérir des marchés" dans les pays aidés, n’est pas soumise à la taxe 1% Santini.

- Les citoyens de la commune qui gère elle-même son eau et son assainissement sont mis en situation d’être plus solidaires, car taxés sur la totalité de la facture, que celles et ceux dont la gestion de l’eau a été confiée au privé !

Ne pas oublier la part essentielle des entreprises privées dans la gestion de l’eau en France. C’est André Santini lui même qui nous le rappelle lors de la présentation qu’il fait de la loi :

"L’industrie française de l’eau se répartit principalement entre trois groupes. Véolia dessert environ 40 % des abonnés, Lyonnaise des Eaux-France 22 %, saur-cise 16 %."

Ce sont donc 78% des abonnés pour lesquels le 1% ne portera que sur les sommes utilisées pour l’investissement pendant que l’essentiel de la facture destinée aux entreprises privées, et génératrice de profits" en sera dispensée !

Une loi qui taxe l’eau nécessaire à l’alimentation et la santé de chacun mais qui épargne l’eau qui fait des bénéfices.

C’est une règle admise en France : l’eau du consommateur domestique paie l’eau du gros consommateur industriel ou agricole. En effet, les tarifs dégressifs font que dans certaines communes l’eau est livrée aux industriels au dessous même de son prix de revient. 1% du prix du mètre cube industriel c’est souvent dix fois moins que 1% du tarif domestique.

Pourtant c’est l’eau industrielle et agricole qui génère des bénéfices. Pourtant ce sont les produits industriels et agricoles de nos pays développés qui inondent les pays "aidés" et tuent leur économie. S’il y a bien une taxe "solidarité eau" qui pourrait se justifier ce serait celle qui les concernerait en priorité !

On pourrait ajouter que dans nos régions de forte pollution, de nombreux industriels de l’agroalimentaire et de gros producteurs porcins ont réalisé des forages profonds pour alimenter leur entreprise. Du coup : pas d’eau à payer à la collectivité, donc pas de taxe et pas de "solidarité" !

Econome ou solidaire ? Faut-il choisir ?

Votre solidarité passant par le nombre de mètres cubes que vous consommez, toute économie d’eau se traduit par moins de solidarité. Que dire alors de ces égoïstes qui s’équipent de citernes pour récupérer l’eau de pluie ? Se rendent-ils compte qu’en consommant l’eau du ciel qui ne figurera plus à leur compteur ils réduisent d’autant leur aide au développement solidaire des pays du sud ?

Pour rester dans le domaine de l’illogique, comment expliquer au jeune couple élevant deux ou trois enfants que sa plus forte consommation d’eau le rendra plus solidaire des pays du tiers monde que le couple de retraités aisés qui sont leurs voisins de pallier ?

Mais il existe un moyen de sortir de cette stupidité :

La loi de coopération décentralisée du 6 février 1992

Il suffit d’appliquer la loi de coopération décentralisée du 6 février 1992 qui permet aux collectivités françaises de passer des conventions avec leurs homologues étrangères. L’aide aux communes des pays aidés passant, sans qu’un plafond soit fixé, par les impôts locaux après débat et vote en conseil municipal.

L’impôt étant supposé taxer les plus riches au profit des plus pauvres devrait être l’instrument essentiel de la solidarité.(voir à ce sujet : Nicole Kiil-Nielsen maire-adjointe de Rennes)

Une commune qui consacrerait 1% de son budget à des actions de solidarité dans tous les domaines essentiels (eau mais aussi santé, éduction, culture… ) serait certainement considérée comme exemplaire. Ne serait-ce pas plutôt cette proposition qui devrait être celle d’associations réellement soucieuses de solidarité ?

Mais nous n’avons encore évoqué qu’une partie du problème. Le pire est à venir.

Quand le principe "Pollué-Payeur" s’étend au domaine de la solidarité.

De petites associations locales de solidarité risquent d’être intéressées par des propositions d’aide sur lesquelles elles ne comptaient pas et que certaines municipalités soucieuses de relayer la propagande en faveur de la loi Oudin viennent leur présenter sur un plateau. Nous n’irons pas leur jeter la pierre, à elles de voir si elles ne peuvent vraiment pas trouver une autre solution que la loi "Oudin-Santini".

Les actions menées par ces associations serviront, cependant, à cautionner des opérations de plus grande envergure dont les supports seront les grands syndicats des eaux genre SEDIF et surtout les Agences de l’Eau.

En effet nous n’avons pas encore parlé du 1% prélevé par les Agences sur les redevances pollution.

Rappelons que cette redevance pollution est supposée alimenter un fond dont le seul objectif est de lutter contre la pollution générée par les activités domestiques, industrielles et agricoles. En toute légalité ces sommes ne peuvent être détournées de leur objectif, c’est pourquoi l’article 2 de la loi Oudin est venu rendre "légale" la pratique illégale qui était celle de André Santini à l’Agence de l’eau Seine Normandie.

Cette fois c’est une belle somme qui est en jeu. En effet les agences récoltent de l’ordre de 2 milliards d’euros par an sous forme de redevance pollution, ce sont donc 20 millions d’euros qui pourraient être ainsi utilisés.

Mais une première question : qui sera le payeur ? Encore une fois pas le pollueur ni celui qui retire des bénéfices de la pollution.

Il est connu que les consommateurs domestiques qui produisent moins de 10% de la pollution paient 85% des redevances. Pendant que l’agriculture qui est responsable de 75% de la pollution paiera, au mieux si la loi actuelle sur l’eau est correctement appliquée, 4% des redevances.

C’est donc un argent payé par les consommateurs domestiques, non pas pour augmenter leur confort, mais pour protéger l’environnement qui sera utilisé dans des opérations sur lesquelles ils n’auront aucun contrôle. Par contre, encore une fois, les industriels, et surtout le monde agricole, concurrents directs des productions du sud ne seront pas mis à contribution. Ce qui ne les empêchera pas d’exiger d’avoir leur mot à dire dans toutes les instances qui gèreront ces fonds.

Et cet argent, à qui ira-t-il ?

Sous le robinet on retrouvera les grosses associations. Celles qui reçoivent déjà beaucoup des instances internationales et européennes. Celles qui sont souvent, comme Action Contre la Faim, sponsorisées par les grandes entreprises de notre hexagone ou par les grandes institutions internationales.

Un coup d’œil sur ce partage pour l’Agence Loire-Bretagne en 2007.

Agence Loire -Bretagne en 2007 : 50% des subventions entre deux associations.

demande formulée par Somme demandée % du total
Action contre la faim (ACF) 196 803 € 35,0 %
Green Cross International 82 117 € 14,6 %
Chênes et Baobabs 70 000 € 12,4 %
AIMF (maires francophones) 64 000 € 11,4 %
Initiative et développement 64 000 € 11,4 %
Amitié Madagascar Bretagne 40 000 € 7,1 %
Vendée-Eau 40 000 € 7,1 %
Compétences sans frontières 5 000 € 0,9 %
Total 561 920 € 100 %

A l’évidence de grosses associations se taillent la part du lion. Une part qui est d’ailleurs modique comparée à ce qu’elles recueillent des institutions européennes.

Demande présentée par Pays Montant total du projet Demandé à Loire-Bretagne Autres
Action contre la faim (ACF) Ethiopie 970 600 € 97 060 € (10%) 873 540 € (Union Européenne)
Action contre la faim (ACF) Zimbabwe 3 758 196 € 99 743 € (2,65%) 3 658 453 € (Union Européenne)
Grenn Cross International Burkina Faso 280 005 € 82 117 € (29,3%) 155 865 € (Fondation Ensemble)- 42 013 € (Green Cross)

On peut se demander si les collectes "de terrain" qu’elles mènent par ailleurs n’ont pas plus pour objet de les "médiatiser" que de récolter un argent dont le montant est perdu dans la masse des subventions.

Par contre on comprend mieux leur insistance à faire appliquer la loi "Oudin-Santini" !


Chiffres clés de Action Contre la Faim (année 2005) :

Nombre de permanents : 139

Nombres de salariés à temps partiel : Non renseigné ?

Nombre de volontaires : 288

Nombre d’adhérents : 339 (ceux-ci sont cooptés)

Le budget prévisionnel 2007 se monte à 64M€ !!!

PDF - 684.5 ko

23/02/2009

Alcool-Cancer-BALEINES !

TIENS, Là aussi les médias vous auraient mentient !

Petites doses quotidiennes d’alcool, risque élevé de cancer !

L'Institut national du cancer (INCa) a publié mardi un état des connaissances sur les liens entre la nutrition et la survenue de certains cancers. Une brochure, destinée aux professionnels de la santé, fait la synthèse des études les plus récentes en tenant compte de l'exposition particulière des Français à certains facteurs de risque. Elle est disponible sur le site de l'INCa (www.e-cancer.fr).

La consommation de boissons alcoolisées figure, sans surprise, parmi les facteurs qui augmentent le risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon-rectum, du sein et du foie. Par verre consommé par jour, la hausse du risque va de 9 % (côlon-rectum) à 168 % (bouche, pharynx et larynx). Toutefois, les experts soulignent l’effet délétère de petites doses quotidiennes .« Toute consommation quotidienne est déconseillée », souligne l’INCa. Avec leurs effets invisibles « les petites doses répétées sont les plus nocives », a expliqué son président, Dominique Maraninchi. L’effet de l’alcool s’explique par la transformation de l'éthanol en acétaldéhyde, l'éthanol augmentant d'ailleurs la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac. La consommation chronique d'alcool induit aussi une déficience en folates, favorable au cancer colo-rectal.

Pas d’aliment miracle.

Les viandes rouges et charcuteries augmentent le risque de cancer colo-rectal. Le seuil est fixé à 500 g de viande rouge par semaine, soit plus que la consommation moyenne des Français (370 g). Un quart de la population consomme cependant 500 g ou plus.

Le sel, dont la consommation baisse depuis dix ans, semble avoir un rapport avec le cancer de l'estomac. Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs ou les personnes exposées à l'amiante.

La brochure rappelle que le cancer est une pathologie multifactorielle (alimentation, environnement, génétique) et qu'il n'y a pas, à l'inverse, d'aliment miracle qui protégerait de cette maladie. Elle confirme les bienfaits des fruits et légumes, associés à une réduction du risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'œsophage, de l'estomac, et, pour les seuls fruits, du poumon. La consommation quotidienne recommandée est au minimum de 400 g par jour. Enfin, il est rappelé que l'allaitement maternel limite les risques de cancer du sein et réduit le risque de surpoids.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE                               Quotimed.com, le 17/02/2009

-------------------------------------------------------------------------------------

Stop au massacre des Baleines !

Baleine 1.jpg


Le collectif R.E.C. Vous sollicites afin d’envoyer un mail:

- à l’ambassade de Finlande "  sanomat.par@formin.fi "

et

- à l’ambassade du Japon " consul@amb-japon.fr "

de cette photo avec mention pour arrêter la pêche à la baleine.

Merci de faire suivre en masse.
Patrick, Collectif de  Remises En Causes.

22/02/2009

Apocalypse selon France2 !

 

L’Apocalypse selon France 2 !

Subjugué, cloué sur place comme Jésus à Morteau... Pourtant, nombreux avons nous été à crier !
Alors qu’à ce jour le magazine " Infrarouge " était des plus intéressant.
Il vient subitement de sombrer dans la fumisterie ou pire encore, les dessous de table des lobbies des OGM !

En effet, l’on peut considérer comme scandaleux la diffusion d’une telle émission par la direction de France 2 et co-responsable les réalisateurs.

Des intervenants complètement débiles disant que le principe de précaution était " dangereux " !
Des gens qui se disaient chercheurs ou scientifiques sans doute à la solde de Monsantos.
Oser dire qu’il est dangereux de prendre des précautions, c’est le monde à l’envers !
Oser dire que la science, c’est l’avenir de l’humanité alors qu’elle a inventé les pires armes nucléaires ou bactériologiques...
Et qu’à ce jour, elle ruine la nature avec le pétrole, affame les population en créant de la bio-énergie alimentaire uniquement pour les véhicules !
Et que chaque jour, nous payons certains chercheurs pour jouer avec le clonage et toute la panoplie transgénique qui va avec notre bouffe.
Quand à cette dernière, frelaté à l'extrême car pleine de pesticides et d’engrais issus de la recherche.
Oui messieurs les savant-chercheurs, il est nécessaire de faire deux poids deux mesure face à votre science qui n’est autre qu’un bidouillage dangereux pour la planète car dirigé par des lobbies qui sont prêt à s’investir dans tout ce qui rapporte du fric quitte à mettre en dangers l’humanité !

Oui la science est un art dangereux et ce n’est pas en mettant en avant les quelques avancés qui ont sauvé les populations de certaines maladies comme la pénicilline qu’il faut essayer de nous faire croire que tout est bon dans le cochon !
Pour preuve, nous abusons tellement des antibiotiques qu’ils risquent fort un jour ou l’autre de nous nuire !

La science a la tête dans la lune et c’est pour cette raison que jamais aucun comité de chercheurs ne s’est élevé contre toute la merde dont l'industrie chimique ou agroalimentaire nous gave !
Certains articles récents font apparaître que l’on pourrait sauver l’Afrique grâce à la culture bio !
Cela signifie que l’on peut aussi sauver le monde avec !

Mais cela ne convient pas aux multinationales qui répandent avec l’aide des agriculteurs, les millions de tonnes de produits chimiques sur la planète !
Dans l’émission, une bonne femme s’est même permise de faire la comparaison avec l’automobile en disant qu’avec les principes de précautions actuelles, elles n’aurait pas vu le jour !
Et bien oui, et alors, pourrions nous dire que ce serait un mal si nous avions repoussé l’automobile telle que nous la connaissons actuellement et favorisé les voitures électriques qui ne remplissent pas les caisses de l’Etat ?

De plus chère madame, plutôt que de tenir des propos stupides, vous feriez mieux de passer votre permis de conduire. Au moins vous apprendriez qu’une voiture, cela possède une marche arrière ! ( 3 eme degré au cas ou vous ne comprenez pas !)
Et que même si nous en respirons les gaz, nous ne la bouffons pas comme le maïs !
Ce qui signifie qu’il est toujours possible de faire marche arrière et arrêter un développement néfaste à la planète?
Alors que, pour votre gouverne, une fois que la majorité de la planète sera recouverte par des OGM, soit à causes de gens débiles comme vous ou bien malheureusement par la pollinisation des abeilles, il n’y aura plus aucuns moyens de faire marche arrière.
Ce qui signifie que si dans 50 ans l’on découvre une transformation génétique grave sur la cellule humaine à cause des OGM, ( ce dont vous avez dû déjà personnellement subir au niveau cérébral...) ce sera irréversible !

Oui, le principe de précaution doit s’appliquer surtout sur la science qui n’est ni infuse, ni juste !
Et des gens comme vous, ont devrait les enfermer !

Patrick,  Collectif  R.E.C.

21/02/2009

Eaux troubles !

La polémique Que-Choisir-Sedif-André Santini !

REMOUS
Les 45 mots qui vont faire gagner des milliards d’euros à Veolia pour les siècles des siècles
par Marc Laimé, 11 avril 2007

 

Un amendement à la loi sur l’eau votée le 20 décembre 2006, passé totalement inaperçu, va permettre à Veolia de préserver sans coup férir son plus grand contrat français, qui représente 50% de ses bénéfices annuels dans l’hexagone. Alors que nombre d’élus et d’associations contestent depuis plusieurs années l’emprise qu’exerce la multinationale sur le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), il aura suffi de 45 petits mots pour préserver un monopole exorbitant.

La Générale des eaux est titulaire depuis 1923 d’un contrat de régie intéressée avec le Sedif, qui regroupe 144 communes de la banlieue parisienne.

Ce contrat expire en 2010. Depuis plusieurs années le Sedif, présidé par M. André Santini, député-maire (UDF, mais qui a récemment rallié M. Sarkozy) d’Issy-les-Moulineaux, et Veolia sont régulièrement mis en cause au motif que ce contrat de « régie intéressée » procurerait des bénéfices exorbitants, et indus, à la Générale.

L’UFC-Que Choisir n’avait ainsi pas hésité en janvier 2006 à dénoncer des « surfacturations » colossales, à hauteur de 59% du prix de l’eau facturé aux quatre millions d’usagers captifs d’Ile-de-France.

S’en suivit une furieuse polémique, avec volée de bois vert et noms d’oiseaux à l’adresse de tous ces crétins gauchistes qui n’y connaissent rien…

Parallèlement un certain nombre d’élus, de gauche, essentiellement PC et quelques PS, (très peu de PS en vérité, surtout un, certes enragé, mais ça fait peu), avaient élaboré le projet de constituer une association « d’opposants », soit une trentaine de collectivités membres du syndicat qui souhaitaient se donner les moyens de procéder à un audit indépendant qui permettrait d’étudier, objectivement, les différents modes de gestion envisageables à l’issue du contrat actuel.

L’horizon, bien sur, étant le retour à une gestion publique et l’éjection de l’affreux Veolia.

Les malheureux ! Ni une, ni deux, après quelques diners exploratoires, l’idée est immédiatement récupérée par le camp adverse (les méchants), qui déposent dare-dare les statuts de l’association en question, et placent à sa tête l’un de leurs affidés, véritable Torquemada définitivement accro à la Veolia.

Histoire de faire bonne mesure, dans le courant de l’été 2006 plusieurs chefs de file de l’opposition sont sollicités par une donzelle qui veut les interroger sur leur vision du service public de l’eau. Elle intervenait au nom d’un fumeux institut… dont les bureaux sont sis aux Champs Elysées, à la même adresse qu’une officine de lobbying grassement appointée par la Générale depuis vingt ans…

On apprend dans le même temps que le Sedif a recruté un ancien membre de la Cour des Comptes, qui supervisera les 50 000 audits qui vont être conduits afin de déterminer « l’ordre juste » qui doit présider à la signature du prochain contrat.

Déjà là, on augure sans peine que l’affaire est dans le sac. Et que Veolia va continuer à couler des jours heureux en Ile-de-France.

Vous êtes d’accord ? Ah, vous ne serez jamais de grands capitaines d’industrie !

Veolia et ses amis du Sedif n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin.

Comme la loi sur l’eau est sur le feu, qu’elle verra passer, dans l’indifférence générale 2839 amendements, la blanche dextre d’un de nos amis lobbyistes va veiller à verrouiller notre affaire pour les siècles des siècles.

45 mots qui pèsent des milliards

Notre admirable loi sur l’eau signe en vérité l’entrée de la France dans l’ère de la modernité responsable.

En effet, vous n’allez pas le croire, pour la première fois le service d’eau potable est explicitement désigné comme une compétence communale.

Ici j’avoue avoir beaucoup pêché, à chaque fois que j’explique que depuis la Révolution ce sont les communes qui ont la compétence, patati, patata…

Bernique, en fait on avait des bouts de textes planqués un peu partout, mais pas une compétence béton. Ca ne pouvait plus durer.

Donc, grâce à notre admirable LEMA, le service d’eau potable devient une compétence communale OBLIGATOIRE pour la partie distribution.

La production d’eau potable, son transport et son stockage demeurent facultatifs.

Ces nouvelles dispositions ne révolutionnent pas l’état des choses existant.

Sauf pour le Sedif !

Car notre article 54 apporte deux précisions d’importance :

- les communes déterminent librement les zones desservies par le réseau de distribution en arrêtant un schéma directeur, obligation qui n’existait à ce jour que pour l’assainissement collectif et non collectif. L’obligation de desserte ne vise donc pas les usagers extérieurs à ce périmètre.

Mais surtout :

- « Toutes les compétences en matière d’eau potable assurées à la date de publication de la loi (le 31 décembre 2006) par des départements, des associations syndicales autorisées (ASA) ou constituées d’office ne peuvent être exercées par les communes sans l’accord des personnes publiques concernées . »

Les voilà, nos 45 mots qui pèsent des milliards !

Prenons notre Sedif, 144 communes d’Ile-de-France dont certaines ruent dans les brancards.

Si d’aventure quelques furieux gauchistes voulaient soustraire leurs collectivités au Syndicat et à Veolia, embaucher des fonctionnaires, faire des tarifications sociales, enfin l’horreur quoi, et bien c’est plus possible.

Peuvent toujours se brosser pour que les « personnes publiques concernées » (le Sedif, et donc Veolia) les autorise à aller baguenauder ailleurs.

Quinte flush.

Je n’ai pas encore réussi à savoir combien de stock-options va toucher le petit génie qui a mitonné l’amendement. Je consulte, faut pas désespérer.

NOTE :

L’article 54 de la LEMA :

I. - La deuxième partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifiée :

1° L’intitulé de la section 2 du chapitre IV du titre II du livre II est ainsi rédigé : « Eau et assainissement » ;

2° Dans la même section, il est inséré une division ainsi rédigée : « Sous-section 1. - Dispositions générales », comprenant les articles L. 2224-7 à L. 2224-11-5 ;

3° L’article L. 2224-7 est ainsi rédigé :

« Art. L. 2224-7. - I. - Tout service assurant tout ou partie de la production par captage ou pompage, de la protection du point de prélèvement, du traitement, du transport, du stockage et de la distribution d’eau destinée à la consommation humaine est un service d’eau potable.

« II. - Tout service assurant tout ou partie des missions définies à l’article L. 2224-8 est un service public d’assainissement. » ;

4° Après l’article L. 2224-7, il est inséré un article L. 2224-7-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 2224-7-1. - Les communes sont compétentes en matière de distribution d’eau potable. Dans ce cadre, elles arrêtent un schéma de distribution d’eau potable déterminant les zones desservies par le réseau de distribution. Elles peuvent également assurer la production d’eau potable, ainsi que son transport et son stockage.

Toutefois, les compétences en matière d’eau potable assurées à la date de publication de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques par des départements, des associations syndicales autorisées ou constituées d’office ne peuvent être exercées par les communes sans l’accord des personnes publiques concernées. »

20/02/2009

Epuration éthnique !



Graines de destruction : Le projet secret de la manipulation génétique

par Arun Shrivastava

Ces trois ou quatre dernières années ont vu un certain nombre de livres, documentaires et articles sur les dangers des graines génétiquement modifiées (GM).

La majorité se focalisaient sur leur impact néfaste pour la santé et l'environnement, presque aucun sur la géopolitique des semences génétiquement modifiées, en particulier sur les graines en tant qu'arme de destruction massive. Engdahl a abordé cette question, mais la culture des semences n'est que l'une des nombreuses « graines de destruction » dans son livre.

Engdahl documente méticuleusement comment les fondements intellectuels de l'« eugénisme », la réduction massive des malades, des gens de couleur, et des autres races jetables, ont été effectivement établis pour la première fois, et même approuvés légalement aux États-Unis. La recherche eugénique a été soutenue financièrement par les Rockefeller et d'autres familles élitistes, et l'eugénisme a été expérimenté la première fois contre les Juifs dans l'Allemagne nazie.

C'est pur hasard que les plus pauvres nations du monde se trouvent aussi être les mieux dotées en ressources naturelles. Ces régions sont aussi celles dont la population est en pleine croissance. La peur chez les familles dirigeantes européennes, qui s'intègrent de plus en plus à la puissance économique et militaire des États-Unis, est que, si les nations pauvres deviennent développées, les ressources naturelles abondantes, en particulier le pétrole, le gaz, les minerais stratégiques et les métaux, peuvent se raréfier pour la population blanche. Cette situation est inacceptable pour le pouvoir blanc élitiste.

La question centrale qui dominait l'esprit de la clique au pouvoir était la réduction de la population dans les pays riches en ressources, mais la question était comment manigancer un abattage massif dans le monde entier sans générer un puissant retour de manivelle comme il est tenu de se produire. En 1972, quand ses réserves de pétrole ont atteint leur maximum, et que les États-Unis sont devenus l'un des principaux importateurs de pétrole, la situation est devenue alarmante et l'ordre du jour a pris le centre de la scène. Kissinger, l'un des principaux stratèges de Nixon, nourri par les Rockefeller, a préparé ce qui est connu sous le nom de National Security Study Memo (NSSM#200), dans lequel il développait son plan de réduction de la population. Dans ce mémo, il vise en particulier treize pays : Bangladesh, Brésil, Colombie, Égypte, Éthiopie, Inde, Indonésie, Nigeria, Pakistan, Turquie, Thaïlande et Philippines.

L'arme qui devait servir était la nourriture, même si une famine alimentaire devait être utilisée pour entraîner la réduction de la population. Kissinger est connu pour avoir déclaré, « contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple. » Comment un petit groupe de gens clefs a transformé la philosophie élitiste, du contrôle alimentaire pour contrôler le peuple, en possibilité opérationnelle réaliste en un court laps de temps est la toile de fond du livre d'Engdahl, le thème central s'étendant du début à la fin sur les Rockefeller et Kissinger, entre autres personnages principaux.

Il décrit comment les Rockefeller ont guidé la politique agricole des États-Unis, utilisant leurs puissantes fondations exemptées d'impôts dans le monde entier pour former une armée de jeunes scientifiques dans le domaine jusqu'ici inconnu de la microbiologie. Il retrace la façon dont le domaine de l'eugénisme a été rebaptisé « génétique » pour le rendre plus acceptable et pour cacher son véritable objectif. Grâce à des ajustements stratégiques progressifs dans une poignée de compagnies de produits chimiques, de nourriture et de semences, efficacement soutenus par des personnages clefs dans les principaux ministères du gouvernement étasunien, on a créé des monstres capables de réécrire le cadre réglementaire de presque chaque pays. Et ces graines de destruction des cadres réglementaires, construits avec soin pour protéger l'environnement et la santé humaine, ont été semées dès les années 20.

Une pause pour réfléchir : Une personne normale en bonne santé peut tout au plus se passer de nourriture pendant peut-être sept jours, mais il faut une saison entière, par exemple environ quatre mois, pour qu'une semence de culture vivrière pousse. À peine cinq compagnies de l'agriculture industrielle, toutes américaines (Cargill, Bunge, Archer Daniels, et autres) contrôlent le commerce mondial des céréales, et seulement cinq contrôlent le commerce mondial des semences. Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont et Dow Chemicals contrôlent les graines génétiquement modifiées. Bien que ces puissants oligopoles aient été imposés, les lois antitrust ont été diluées pour en exempter ces entreprises. Engdahl écrit : « Il n'est pas surprenant que la National Defense University du Pentagone, à la veille de la guerre d'Irak en 2003, ait publié un document déclarant : " Le business agricole est aux États-Unis ce qu'est le pétrole au Moyen-Orient. " L'agro-business est devenue une arme stratégique dans l'arsenal de la seule superpuissance au monde. » (page 143)

La « Révolution Verte » faisait partie du programme des Rockefeller pour détruire la diversité des semences et préconiser les intrants agricoles basés sur le pétrole et le gaz, dans lesquels ils ont leurs principaux intérêts. La destruction de la diversité des semences et la dépendance envers les hybrides a été la première étape dans le contrôle alimentaire.

Il est vrai que dans un premier temps les techniques de la Révolution Verte ont conduit à une poussée dans la productivité agricole. Mais ce fut au prix énorme de la destruction des terres agricoles et de la biodiversité, de l'empoisonnement des nappes phréatiques et de la dégradation progressive de la santé de la population, ce qui était le véritable ordre du jour des « partisans de la Révolution Verte. »

La véritable impulsion est venue avec la possibilité technique de l'épissage des gènes et de l'insertion de caractères spécifiques entre espèces sans lien de parenté.  Les formes de vie pourraient être modifiées. Mais jusqu'en 1979 le gouvernement étasunien a toujours refusé d'accorder des brevets sur ce qui touche à la vie. Cela a changé. Ce fut beaucoup aidé par un jugement favorable de la Cour Suprême des États-Unis accordant un brevet de protection à des bactéries mangeuses de pétroles, mises au point par le Dr Ananda Chakraborty. Les formes de vie pouvaient à présent être brevetées. Pour assurer que le monde abdique devant le régime des brevets des sociétés semencières, l'Organisation Mondiale du Commerce a imposé la discipline. Comment l'affaire a été menée n'est le fait de personne, mais le monde à été forcé d'accepter le droit de propriété intellectuelle de ces compagnies. Il y a eu de l'opposition, mais ces entreprises sont trop déterminées comme le décrit Engdahl.

« La stratégie claire de Monsanto, Dow, DuPont et du gouvernement de Washington était d'introduire les semences OGM aux quatre coins du monde, en priorité dans les pays sans défense . . . africains et en développement », écrit Engdahl (page 270). Toutefois, Engdahl a aussi décrit comment des terres agricoles canadiennes et étatsuniennes en sont venus aux OGM. Il était soupçonné que les OGM puissent poser une grave menace environnementale et pour la santé humaine et animale, pourtant les tentatives indépendantes d'évaluations des risques pour la vie ont été abandonnées. Les scientifiques menant à bien des études honnêtes ont été calomniés. Des établissements scientifiques de renom ont été réduits au silence ou mis au pas sur la voie qui soutient le contrôle alimentaire des Rockefeller et l'ordre du jour de réduction massive. La destruction de la crédibilité de l'institution scientifique est encore une autre graine de destruction dans le livre d'Engdahl.

Engdahl cite en exemple l'expérience d'un agriculteur allemand, Gottfried Glockner, avec du maïs génétiquement modifié. Glockner a planté du maïs Bt176 de Syngenta essentiellement pour nourrir ses vaches. Étant scientifique, il a commencé par 10% d'aliments GM et a augmenté progressivement la proportion en notant avec soin la production laitière et tout effet secondaire. Pas grand chose ne s'est passé dans les trois premières années, mais quand il est passé à 100% de nourriture GM, ses animaux « avaient des fèces gluantes blanches et de fortes diarrhées » et «le lait contenait du sang». Finalement, la totalité de ses soixante dix vaches sont mortes. Le professeur Angelika Hilbeck de l'Institut Fédéral Suisse de Technologie a trouvé dans le maïs Bt176 de Glockner des échantillons de toxines Bt « sous forme active et extrêmement stable». Les vaches sont mortes suite à de hautes doses de toxines. Même si l'alimentation humaine n'est pas contaminée à 100%, cela devrait faire réfléchir.

Aux États-Unis, les aliments GM non étiquetés ont été introduits en 1993, et 70% des supermarchés contiennent des aliments OGM à proportions variables dans ce qui devrait être appelé à juste titre la plus grande expérience biologique sur l'homme.  Puisque Engdahl a clairement déclaré que l'idée du gouvernement étatsunien et de l'agro-business est de contrôler les aliments en particulier dans le tiers monde, il a laissé à ses lecteurs le soin de déduire que les citoyens américains et européens sont aussi la cible de ce vaste programme. Et il y a d'autres armes meurtrières dans l'arsenal : les graines Terminator, les semences traîtres, et la capacité de détruire les petits agriculteurs indépendants à volonté partout dans le monde, et cela est puissamment présenté dans le livre. Engdahl fournit des preuves solides sur ces graines de destruction définitive et la décimation totale des civilisations du monde tel que nous l'avons connu.

Il s'agit d'un livre complexe, mais très lisible. Il est divisé en cinq parties, chacune contenant deux à quatre courts chapitres. La première partie traite des intrigues politiques pour assurer un soutien aux compagnies agro-alimentaires et semencières ; la deuxième traite de ce qui devrait être largement connu en tant que « Plan Rockefeller » ; la troisième traite de la manière dont les géants intégrés verticalement ont été préparés aux guerres silencieuses de Washington contre la planète Terre ; la quatrième partie traite de la manière dont les semences génétiquement modifiées ont été lâchées chez les agriculteurs peu soupçonneux ; et la dernière partie traite de la façon dont les élites poursuivent la destruction des aliments et des agriculteurs, ce qui pourrait en fin de compte provoquer la réduction massive de la population. Il ne propose aucune solution, il ne le peut parce que c'est au reste du monde, notamment aux Européens et aux Étasuniens, de se réveiller et de faire front contre ces criminels. Une lecture essentielle pour tous ceux qui mangent et pensent.


Article original publié en anglais, Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation, Review of F. William Engdahl's book published by Global Research,  le  19 juin 2008. Traduction de Pétrus Lombard. (www.Mondialisation.ca )

19/02/2009

A les vaches !

A les vaches ! Enfants de salauds...

Selon le journal Le Parisien, un rapport d’expertise judiciaire concernant l’affaire de la vache folle révèle que les autorités sanitaires françaises disposaient de tous les éléments nécessaire pour empêcher les contaminations en 1991.

Rappelons que neuf personnes sont décédées entre 1996 et 2006 des suites de la forme humaine de la maladie de la vache folle.
Et que des milliers de sujet contaminés par ces viandes peuvent déclencher dans quelques années un variant mortel.

Or selon le journal Le Parisien un rapport d’expertise judiciaire « accablant pour les autorités sanitaires françaises », affirme que l’origine de ces neuf morts est liée à la « maladie de Creutzfeldt-Jakob acquise par transmission alimentaire de l’agent de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine ou maladie de la vache folle) ».

Mais les autorités sanitaires mettront « dix ans » déplore l’expert, avant de prendre des décisions, avec l’interdiction faite le 10 août 2001 de commercialisation en France de moelle épinière de bovins âgés de plus de douze mois, de viandes séparées mécaniquement à partir d’os de bovins, de carcasses, et de gélatine issue d’os de ruminants.

L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle, est une infection dégénérative du système nerveux central des bovins. Elle est transmise par l'ingestion d'aliments contenant des prions. Depuis 1996, le lien entre l'ESB, maladie animale et une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, maladie humaine, est fortement soupçonné.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu