03.08.2009
Encore un toxique alimentaire chinois !
La malédiction du cadmium chinois !
En aviez-vous entendu parler ?
En aviez-vous été, d’une quelconque manière, informés ?
Aviez-vous été mis en garde ?
A-t-on ici appliqué le principe de précaution, mieux : de prudence sanitaire ? À quoi bon ?!
Pourquoi affoler l’immense porcherie-étable française que représentent ces troupeaux de cochons de payants que sont les consommateurs et ces veaux de contribuables rançonnés et mangeurs de viande ?
Ceci bien entendu à condition qu’après avoir été copieusement étrillés il leur reste encore de quoi s’offrir de loin en loin qui un steak au sulfate de zinc, qui une tranche de pâté de campagne au cadmium !
Et comment pourrait-on un seul instant s’imaginer que ce grand spécialiste concocter des compléments alimentaires pour animaux de ferme, au nom suffisamment évocateur et trompeur qui donne une fausse impression de "bio" (Symbiopole !!!), fourguerait impunément une telle redoutable saloperie et se retrouverait au bout du compte à l’abri de toute responsabilité morale et pénale ? Décidément nous vivons une époque formidable dans une société idéalement avancée au bord du gouffre de l’extinction des espèces. À quand l’ultime grand pas en avant concluant ?! (Michel Berthelot)
C’est l’histoire de 74 000 vaches qu’on voulait requinquer en leur faisant avaler un complément alimentaire à base de sulfate de zinc. Sauf que ce dernier, importé de Chine, était farci de cadmium, un métal lourd qui vous zigouille en moins de deux le foie et les reins.
En tout, ce sont 68 tonnes de fortifiant contaminé au cadmium qui ont atterri dans la mangeoire de vaches, mais aussi de cochons, canards, poulets… Soit 4 764 élevages touchés dans neuf départements français. C’est par hasard, lors d’un contrôle de routine sur des aliments pour bétail, que les inspecteurs de la Répression des fraudes ont repéré le cadmium, fin décembre 2005.
Il aura fallu près de quatre ans pour que l’affaire se retrouve devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc. Le 15 juin dernier avaient pris place sur le banc des accusés la société Odifa, qui a importé le sulfate de zinc, MG2Mix, qui lui a acheté ledit sulfate pour concocter un pré mélange pour bétail qu’elle a vendu à Symbiopole, spécialiste du complément alimentaire pour animaux de ferme. Lequel a fabriqué avec tout ça une joyeuse mixture qui affichait jusqu’à 300 fois la limite en cadmium à ne pas dépasser.
À force de voir leurs vaches péricliter, donner naissance à des veaux rachitiques ou devenir stériles, une dizaine d’éleveurs qui faisaient partie des clients de Symbiopole ont finalement porté plainte pour "délit de défaut de contrôle" et "délit de tromperie" .
Ce que l’on découvre à la lecture du dossier, c’est que, dix mois avant que les Fraudes ne tirent la sonnette d’alarme, Lactalis Industries, filiale du numéro un des produits laitiers et cliente de MG2Mix, avait prévenu ce dernier qu’il y avait trop de cadmium dans les pré mélanges. Les trois sociétés ont aussitôt fait une déclaration de sinistre auprès de leur assureur, mais seul Lactalis Industries et Odifa ont contacté leurs clients pour qu’ils renvoient les produits (sans même préciser pourquoi).
Et surtout, aucune des trois sociétés n’a prévenu les autorités sanitaires, au motif que "la santé humaine n’était pas mise en péril" . Alors qu’on estime que 35 346 vaches plombées au cadmium ont fini dans nos assiettes, sans compter les cochons, les volailles et tout ce qui a pu se retrouver dans les produits laitiers : un détail, sans doute. Le jugement était rendu le 30 juillet. [1]
lecanardenchaine.fr N° 4631 du 29 juillet 2009
[1] Des amendes de 8 000 € à 30 000 €. Ce sont les peines auxquelles ont été condamnées deux des trois sociétés bretonnes poursuivies le 15 juin dernier devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc dans le dossier dit du cadmium. Le cadmium ? Un métal toxique retrouvé début 2005 dans des quantités trois cent fois supérieures à la normale dans des compléments alimentaires destinés à l’élevage.
À l’origine de cette affaire, l’importation en 2004 par la société costarmoricaine Odifa de 120 tonnes de sulfate de zinc en provenance de Chine. Lors de l’audience, le 15 juin dernier, l’ex-pdg d’Odifa avait reconnu avoir fait confiance aux analyses chinoises faisant état d’un taux légal de cadmium. Lui et son ancienne société sont les plus lourdement condamnés. La Confédération paysanne parlait de 13 millions de préjudice subi par quelque 5 000 éleveurs de l’Ouest. Odifa et MG2 Mix, l’autre société condamnée, devront par ailleurs verser près de 46 000 € de dommage et intérêt aux parties civiles.
09:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note











Commentaires
L'Algerie aussi a été touché par ce probleme notre société d’importation de premixes et de croquettes pour chiens de EVIALIS (vannes ) a introduit des produits contaminés par au cadmium et se trouve aujourd’hui en justice contre EVIALIS
Ecrit par : Mr yemi | 12.01.2010
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