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26/04/2016

État, planques en or massif...

Les placards dorés de la République !…

Connaissez-vous une entreprise où un employé pourrait dépenser de manière injustifiée des dizaines de milliers d'euros de frais de taxis, dont 6 700 euros pour son fils, sans être renvoyé sur le champ et être obligé de rembourser la totalité de la somme ?

Connaissez-vous un régime de retraite où, après seulement cinq années de travail, l'on puisse bénéficier de la gratuité du logement et des transports, en plus d'un pactole mensuel de 5 000 euros (cumulable avec d'autres indemnités) ?

Connaissez-vous une firme qui ait besoin de créer des postes bidon pour recaser ses anciens opposants syndicaux !

De mon côté, je ne connais pas une seule entreprise de la sorte dans le privé !

Pourtant, c'est comme cela que la République soigne ses barons.

Cette semaine, le député socialiste René Dosière a publié le calcul des dépenses publiques afférentes aux anciens chefs de l'État : les trois derniers présidents de la République coûtent chaque année 9,6 millions d'euros aux contribuables. La palme revient à Valéry Giscard d'Estaing avec 3,9 millions d'euros, devançant sur le podium Nicolas Sarkozy (3,3 millions d'euros) et Jacques Chirac (2,4 millions d'euros). En cumulant leurs différents régimes spéciaux, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing touchent aux alentours de 30 000 euros bruts par mois.

Les anciens présidents jouissent de la gratuité du logement, de la gratuité des transports, de personnels domestiques, de sept collaborateurs à disposition, d'une garde rapprochée etc… Cerise sur le gâteau : les veuves des anciens présidents de la République peuvent bénéficier sur demande d'un appartement de fonction, meublé et équipé, dont toutes les charges sont assumées par l'État, ainsi que d'un véhicule de fonction avec chauffeur.

Tous ces avantages présidentiels proviennent d'une décision discrétionnaire du 8 janvier 1985, établie sous la présidence de François Mitterrand, rédigé par Michel Charasse et signé par le Premier ministre de l'époque, Laurent Fabius.

Hollande se prépare une belle retraite au soleil !

Cumulant les indemnités de maire, conseiller général, conseiller à la Cour des comptes, député, président de la République et sa future fonction au Conseil constitutionnel, l'élu corrézien touchera 36 000 euros par mois à sa retraite !

Si les politiciens sont choyés, la République sait aussi se montrer généreuse avec ses chouchous : les syndicalistes.

Vous souvenez-vous de Thierry Lepaon de la CGT ? Fin 2014, nous vous révélions la rénovation de son appartement de fonction pour 130 000 euros, celle de son bureau au siège de la centrale à Montreuil pour 62 000 euros, mais aussi son gros chèque façon parachute doré qu'il avait touché de la CGT Normandie (30 000 euros).

François Hollande, grand prince, le recase dans un des multiples fromages que compte la République, à savoir l'Agence Nationale de Lutte contre l'Illettrisme (ANLCI). Créée en 2 000, cet organisme qui compte 12 personnes pour un budget annuel de 1,2 million d'euros, dont 600 000 euros de subventions d'État.

Opposants dans les manifs, les syndicalistes sont main dans la main avec le gouvernement … lorsqu'il s'agit de se faire payer comme courtisans !

A l'instar de Lepaon, François Chérèque (ancien-leader de la CFDT) a trouvé chaussure à son pied grâce à Hollande et Valls. Le gouvernement monte une nouvelle agence de toute pièce pour lui avec le Haut-Commissariat à l'engagement civique. Encore un machin bureaucratique qui va nous coûter bonbon…

Vivant sous perfusion d'argent public, les syndicats marchent de concert avec les gouvernements en place… pour dilapider l'argent de vos impôts !

Les hauts-fonctionnaires dispendieux ne sont pas oubliés, et ont aussi le droit à leurs lots de privilèges.

Agnès Saal, après avoir flambé en notes de taxi au centre Georges Pompidou et à l'INA, est toujours fonctionnaire du Ministère de la Culture. L'enquête judiciaire à son encontre révèle des habitudes délirantes de la fonction publique et de son prédécesseur Mathieu Gallet : frais de mini-bar pris en charge, nuits en hôtel cinq étoiles, pot de départ à 17 000 euros…

C'est invraisemblable !

Comme le disait Yves Montand à Louis de Funès dans une scène d'anthologie de la Folie des Grandeurs, il serait l'or… l'or de se réveiller… Monseignor !

Non, les dépenses publiques ne sont pas gratuites, elles sont le fruit de notre travail quotidien.

Cessez de dormir, réveillez-vous, Monseignor !

Sortez des placards dorés payés par nos impôts !

Retrouvez d'autres scandales encore dans notre numéro des Enquêtes du Contribuable consacré aux « Enfants gâtés de l'État ».

Pour vous remercier de votre fidélité, nous mettons en place un tarif spécial à 2,50€ pendant 15 jours.

Merci pour votre soutien, et à très bientôt !

http://www.contribuables.org/boutique/fr/les-enquetes-du-contribuable-/119-les-enfants-gates-de-l-etat.html?utm_source=NL&utm_medium=email&utm_campaign=NL21042016

 

 

 

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